TwitterFil Twitter

La nouvelle version d' #UnivMobile l’appli officielle des universités de Paris et d’IDF est sur #ProximaMobile
https://t.co/VxTqJOjjQY
#mEdu

Félicitations à l’astronaute Thomas Pesquet qui se rapproche de l’ #ISS: sa mission s’appellera PROXIMA ;) via
https://t.co/gjIZqDJXl7

Big Data et exploitation des données mobiles au service du développement
http://t.co/AY6PqdpYVP
#mSciences #mData

Sciences participatives: des applis mobiles collaboratives pour l’observation et le suivi des oiseaux
http://t.co/zTjakSVFTQ
#MobileDurable

Innovation


Concours d’applications : des vecteurs de diversité pour les services mobiles

<p>Concours d’applications :</p>
<p>des vecteurs de diversité</p>
<p>pour les services mobiles</p>

Les développeurs d’applications mobiles occupent désormais une place centrale dans l’économie de ce secteur. Ils déterminent le succès ou à l’échec des « écosystèmes » que tentent de créer les acteurs industriels autour de leurs plateformes. Qu’ils soient salariés ou développeurs indépendants, généralistes ou spécialisés dans les technologies mobiles, on évalue leur nombre à prés de 300 000 dans les pays développés. Ce chiffre pourrait être doublé si l'on prend en compte les développeurs qui s’y consacrent à titre de passion en plus de leur activité principale. En effet, les investissements nécessaires au développement d’applications mobiles sont beaucoup plus modestes que ceux qui étaient nécessaires au développement des projets web « traditionnels ». Les développeurs sont désormais l’objet de toutes les attentions : mise à disposition d’outils de développement, incitations financières… Et depuis quelques mois, ils sont la « cible » d’un nombre croissant de concours. Que ces concours aient une vocation locale, nationale ou internationale, qu’ils soient ouverts aux applications web mobile ou spécifiquement centrés sur les applications « natives », ces concours sont dotés de récompenses de niveau variable, qui vont de quelques centaines à plusieurs centaines de milliers d’euros.

Ces concours répondent aussi à une grande diversité d’objectifs et de finalités. Lorsqu’ils sont organisés par les constructeurs de terminaux mobiles et les éditeurs de systèmes d’exploitation (OS mobiles), ces concours sont des leviers dans la compétition pour attirer les développeurs vers leurs plateformes. Lorsqu’ils sont organisés par les États, les villes ou les régions, ce sont les services à fort impact social qui sont alors privilégiés. Ils sont alors généralement associés à une démarche de mise à disposition des données publiques. Pour les ONG, les Fondations ou les organisations internationales, les concours permettent de mobiliser la créativité des développeurs vers la mise au point d’applications d’intérêt général, qui n’auraient peut-être pu voir le jour sans ces incitations. Un nouveau type de compétitions est apparu récemment, ciblé autour d’un « défi à relever » ou d’un problème à résoudre. Souvent appelés « challenge », ils visent à explorer de nouvelles pistes et des concepts applicatifs innovants.

Fidéliser les développeurs d’applications

Les concours sont devenus l’un des leviers de la « bataille des OS mobiles » qui s’est ouverte en 2008. Les montants engagés sont à la hauteur des enjeux et se sont comptés parfois en millions de dollars. En 2010, avec « Calling All Innovators », Nokia a mis en jeu, en partenariat avec AT&T, 10 millions de $ pour attirer les développeurs. Nokia prévoit de récompenser 500 développeurs et répartira 4 millions de $ parmi 51 lauréats. Le concours était organisé autour de quatre catégories : protection de l'environnement, productivité, développement social et divertissement. La récompense pour la meilleure application représentait un million de $. Cette année, Samsung dotait le concours « Make Waves with Bada » de 2,7 millions de $ pour stimuler le développement d’applications sur son OS mobile. 

Pour le lancement de Windows Phone 7, Microsoft a alterné concours thématiques (dans le domaine de la santé comme le «Health and Life Sciences Windows Phone 7 Apps Contest » et concours généralistes, comme le Windows Phone 7 App Challenge.
Google, pour sa part, a organisé des Android Developer Challenges en 2008 et 2009 avec des récompenses qui allaient de 25 000 à 150 000 $.

C’est un objectif de même nature, attirer les développeurs, promouvoir leurs écosystèmes, qui a conduit des éditeurs de services à lancer leurs concours. L’attrait d’une plateforme ne réside plus (seulement) dans la qualité des données et des services qu’elle rend possible mais dans le nombre d'applications qui exploitent ses données et ses interfaces de programmation (API).

Confrontés à GoogleMaps, les fournisseurs de services cartographiques multiplient ainsi les initiatives pour attirer les développeurs vers leurs services. L’institut géographique National (IGN) a organisé en 2010 le concours Géoportail 2010 et Mappy un « API Challenge »

Ces initiatives peuvent aussi provenir d’associations professionnelles. La SIM alliance, qui réunit les producteurs de cartes SIM organise depuis plusieurs années le SIMagine. Depuis sa création, plus de 1600 participants issus de 35 pays y ont participé.

Voir aussi :
• Un concours d’applications mobiles dédiées à l’édition scientifique

Valoriser les données publiques

Les concours organisés par les États et les collectivités publiques visent généralement à promouvoir la réutilisation des données qu’ils mettent à disposition, généralement au travers d’une plateforme dédiée, comme data.gov aux États-Unis, data.gov.uk et prochainement data.gouv.fr en France.
Cette démarche a été initialement lancée par la ville de Washington en 2008. ”Apps for Democracy” visait à susciter la création d’applications de service public sur le web ou spécifiquement sur les mobiles. La ville avait préalablement ouvert une plateforme ou les développeurs pouvaient librement s’approprier des ensembles ou « jeux » de données municipales mis à leur disposition pour l’occasion. Doté de 50 000 dollars,”Apps for Democracy” a connu un large succès. Alors qu’ils n’espéraient qu’une dizaine de réponses, les organisateurs reçurent près de 50 dossiers en 30 jours. Le coût estimé du travail de conception et de programmation ainsi mis à disposition des habitants de Washington a été évalué à plus de 2,6 millions de dollars. Apps for Democracy a aussi fait école : les concours d’applications se sont développés par la suite dans de nombreuses villes et régions du monde.

• New York : BigApps
• Edmonton : Apps4Eddmonton
• Berlin : Apps4Berlin
• Finlande : Apps4Finland,
• Australie : MashupAustralia Contest
• État de Victoria (Australie) : App My State.
• Amsterdam : Apps for Amsterdam

A la fin de l’année 2010, la Banque Mondiale a organisé le concours « Développeurs au service du développement » à l’occasion de la mise à disposition de ses bases de données et indicateurs. Parmi les 107 projets soumis au jury, issus de 36 pays, huit étaient destinés à des terminaux mobiles. En 2011, le concours BigApps organisé par la Ville de New York, doté de 40.000 dollars, a suscité la création de 57 applications, dont 24 pour mobiles et 2 basées sur les SMS. 

En France, la ville de Rennes a été pionnière dans le domaine de la création d’applications basées sur les données publiques. En juin 2010, lors de l'ouverture des données publiques relatives aux transports, 11 applications mobiles ont vu le jour en l’espace de deux mois. La seconde édition du concours ”Rennes Métropole en accès libre”a suscité la réalisation de 43 applications dont 18 pour terminaux mobiles.


Voir aussi :

How to Run a Successful Apps or Mobile Apps Contest on Challenge.gov 

Guide to Creating Your Own Apps for Democracy 

Concours de la Banque mondiale : 107 applis mobiles soumises au vote du public

Concours d’applications « agir sur le climat » au Canada

Les villes canadiennes lancent des concours d’applications mobiles pour les citoyens 

 

Susciter le développement d’applications d’intérêt général

Au cours de ces dernières années, Les ONG, les Fondations ou les organisations internationales ont pris la mesure du levier que représentent les technologies mobiles pour la réalisation de leurs objectifs dans les pays en développement. Elles sont à l’origine d’un grand nombre de concours qui visent à susciter des applications dans les domaines de la santé, du développement social et de l’éducation. Souvent co-organisés par des associations professionnelles (comme le GSM Association qui regroupe 850 opérateurs de téléphonie mobile à travers 218 pays) ou des industriels. «Applications for Good» était co-organisé par AT&T et One Economy Corporation, le «Wireless innovation project» par la Fondation Vodafone aux États-Unis et la mHealth Alliance. « mWomen base of the Pyramid », qui portait sur des applications spécifiquement conçues pour les femmes dans les pays en développement était parrainé par Vodaphone, la GSM Association et la Fondation « Cherie Blair for Women ».

Cette démarche n’est plus réservée aux seuls pays pauvres. Des Fondations s’associent désormais aux pouvoirs publics des pays développés pour organiser des concours d’applications destinées aux populations défavorisées. Cela a été le cas pour « Apps for Communities » qui visait à développer de nouveaux services pour les foyers aux plus faibles revenus aux États-Unis.

L’accent est souvent mis sur la réalisation de services pour les téléphones mobiles, notamment basés sur les SMS, en raison de la plus faible diffusion des smartphones dans les pays pauvres et dans les populations défavorisées des pays riches.


Voir aussi :

Concours mWomen : développer les usages mobiles pour les femmes dans les pays en développement 

Un concours d’applications pour les populations défavorisées aux États-Unis 

Concours d’applications mobiles sur le changement climatique 

Concours d’applications mobiles sur le thème de la santé publique 

Une application dédiée aux donneurs de sang remporte le concours « AppJam » au Royaume-Uni

Un concours d'applications mobiles innovantes pour les médias

Les pôles technologiques européens lancent un concours d’applications sur l’emploi et la cohésion social 

Renforcer un écosystème local de développeurs

Le développement de services mobiles en Afrique et en Asie repose aussi sur des communautés de développeurs. Ainsi, les nouvelles générations de concours ciblés sur une zone géographique s’attachent à renforcer les écosystèmes locaux. C’est le cas du concours « Apps 4 Africa » (Kenya, Ouganda, Rwanda, Tanzanie) ou le Concours de Développement d’Applications Mobiles pour le Sénégal.
Ces concours peuvent aussi avoir des objectifs culturels ou linguistiques, comme le concours régional organisé au Qatar pour encourager le développement d’applications mobiles en langue arabe.

Sprints et hackhatons : des applications développées en 24 ou 48 heures

Certains concours s’inspirent de la démarche des « coding parties », ces réunions qui réunissent des développeurs qui collaborent (« sprints ») ou rivalisent (« hackhatons ») pour développer un logiciel. Ce genre d'événement peut se dérouler en 24 ou 48 heures, voire en une semaine. En plus de favoriser les rencontres entre développeurs, l’un des objectifs que poursuivent ces concours réside dans la visibilité – « l’exposition » - que confère aux développeurs la sélection de leur projet. Ces concours proposent aux participants des tablettes numériques ou d’autres matériels et aux gagnants un voyage gratuit pour assister à un séminaire ou le droit de présenter leur application dans des conférences réputées.

Ces hackhatons peuvent être organisés par des opérateurs (comme At&T qui organise des MobileAppsHackhatons), des promoteurs de l’Open Data (comme « Hack de Overheid » aux Pays-Bas), une conférence (comme l’AppJam, organisé dans le cadre de l’App Development Conference).

MobileAppsHackhaton
Applications for Good hack-a-thon 
Hack de Overheid (Hack the Government)
AppJam

Concours d’idées et résolution de problèmes

En 2008, le gouvernement britannique a lancé un concours d’idées sur les usages innovants des données publiques : ”Montrez-nous une meilleure voie”(Show Us a Better Way). Ce concours ouvert à tous les citoyens était doté de 80 000 livres Sterling pour aider à réaliser leurs projets sélectionnés. Les candidats devaient décrire leur idée, expliquer à qui s’adresserait leur service, comment il fonctionnerait et de quelles données publiques le service aurait besoin. Plus de 450 compétiteurs ont participé à ce concours.

Cette démarche d’innovation ouverte est désormais à l’origine d’un nouveau type de compétition, ciblé autour d’un « défi à relever » ou d’un problème à résoudre. Souvent appelés « challenges », ils visent à explorer de nouvelles pistes et des concepts applicatifs innovants. En France, la SNCF a organisé en 2010 un concours qui visait à imaginer l’application mobile utile aux chefs de bord des TGV. 

Le gouvernement fédéral américain a ouvert en septembre dernier la plateforme collaborative challenge.gov pour associer les citoyens à la résolution de problèmes. On peut y trouver une liste de concours avec les prix correspondants. Plusieurs agences ont utilisé Challenge.gov pour susciter des applications sur des thèmes comme la lutte contre la grippe, l’évaluation de la qualité des soins médicaux, le suivi médical des anciens combattants, la prévention du cancer. Plus récemment, l’Union Internationale des télécommunications vient de lancer un « challenge » pour susciter les meilleures idées d’applications autour des enjeux du changement climatique. L'American Medical Association (AMA), a lancé un concours d’idées, AMA 2011 App Challenge pour imaginer les applications utiles aux professionnels de santé. Ce concours, doté de 5000 $, est ouvert aux médecins et étudiants en médecine, américains ou résidents. L’AMA compte ainsi financer la réalisation des deux concepts d’application qui auront été primés.

Voir aussi :

Un concours d’applications HTML5 pour faire évoluer le système de santé américain.

Des distinctions pour des applications déjà réalisées

Les congrès et conférences consacrés aux technologies et services mobiles, comme le Mobile World Congress, donnent lieu à l’organisation de concours qui permettent de récompenser l’excellence de certaines productions en remettant des prix classés par catégories. Lors du dernier Mobile World Congress, à Barcelone, la GSMA a attribué 26 Global Mobile Awards, classés en en 9 catégories : applications de l’année, publicité sur mobile, solutions mobiles pour l’entreprise, utilisation du Mobile pour le développement social et économique, innovations mobiles (santé, éducation, services publics, transport), produit ou service « Verts », terminaux, technologies, prix spéciaux.

Plus orienté vers l’univers des startups, le Mobile 2.0 qui se tient à Paris donne lieu, pour sa part, à la remise des App Awards. Les App Awards ont ainsi consacré en mars 2011 cinq applications : leurs auteurs se partagèrent 50.000 euros. Comme les Global Mobile Awards, les AppsAwards accueillent des applications conçues pour les environnements Symbian, BlackBerry, iPhone, Android et Windows Phone.

Le Mobile Summit Award créé en marge du Sommet Mondial sur la Société de l’Information organisé par les Nations unies sélectionne des applications « qui contribuent à un monde plus inclusif ». 420 projets provenant de plus de 100 pays concouraient en 2010 dans huit 8 catégories : commerce, administration électronique et participation citoyenne, éducation, divertissement, culture et tourisme, médias et actualités, environnement et santé, inclusion et développement des capacités d’agir. 
Les mécanismes de sélection varient suivant la nature des concours : si la sélection est effectuée, dans la plupart des cas par un jury, elle peut aussi faire appel au public, sous la forme d’appel à commentaires, voire même de vote;