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Des innovations sociales et technologiques liées au recyclage des mobiles

<p>Innovations sociales</p>
<p>et technologiques</p>
<p>liées au recyclage</p>
<p>des mobiles</p>

Prés de deux milliards de téléphones mobiles (dont 1,3 milliard de smartphones) seront vendus en 2014. L’essor de la téléphonie et de l’internet mobile contribue ainsi mécaniquement à l’accroissement du volume de déchets électroniques.

Un smartphone contient aujourd’hui 50 % de plastique, 15 % de verre, 15 % de cuivre, 4 % de cobalt et autres métaux rares, 0,5 % de plomb, de mercure ou de cadmium.  Près de 3/4 des composants des mobiles seraient recyclables. 
Des circuits de recyclage ont été mis en place, avec le concours des constructeurs, des distributeurs et des opérateurs pour récupérer les smartphones : certains seront recyclés, alors que d’autres seront remis en circulation, dans des circuits commerciaux ou associatifs.

De nombreuses innovations ont aussi vu le jour autour de la récupération des smartphones usagés ou en fin de vie.

Récupération des matériaux et remise en circulation des appareils en état de marche

Il se vendra en France près de 17 millions de smartphones durant l’année 2014. En France, l’éco-organisme Eco-Systèmes, créé en juillet 2005, assure la collecte et le recyclage des appareils électriques, notamment la "petite électronique", composée majoritairement des téléphones mobiles. Eco-Systèmes a établi des points de collecte dans les supermarchés ou les magasins spécialisés pour récupérer les appareils électriques non-utilisés afin qu'ils soient redistribués par des associations ou, à défaut, qu'ils soient recyclés et valorisés. En 2013, Éco-Systèmes a récolté l’équivalent de 341 000 tonnes d’objets électriques, soit environ 30 millions d’appareils.

Un smartphone est en effet recyclable à 73,7 % selon Eco-Systèmes. Toutes les matières premières, métaux comme le cuivre, le nickel, l’étain, sont récupérées. Le plastique est transformé en cônes de chantiers ou en pare-chocs. La batterie est dépolluée et les métaux rares, ainsi que les quelques microgrammes d’or et d’argent, sont recyclés. Les 16 % restant sont composés de "substances réglementées", notamment dans les batteries du téléphone, qui sont transmises pour être traitées et valorisées par des structures spécialisées ou éliminées dans des centres contrôlés. La décomposition du portable est souvent faite par les Ateliers du bocage, une association née du groupe Emmaüs, spécialisée dans le recyclage des déchets électroniques.

Lorsque les téléphones sont encore fonctionnels, ils peuvent connaître une seconde vie. Sur les 270 000 téléphones récupérés par Eco-systèmes l’an dernier, 25 % ont été revendus localement ou à l’export. Au global, on compte 1 emploi créé pour 12 000 mobiles collectés par an.

Les opérateurs mobiles membres de la Fédération Française des Télécoms collectent, avec ou sans incitation financière, les mobiles usagés. 1,2 million de mobiles ont été collectés en 2012 (1 million en 2011, 835 000 en 2010 et 485 000 en 2009). 

À travers divers dispositifs, Orange à lui seul envisage de collecter 1,6 million de téléphones en 2014. 
Plusieurs constructeurs, dont Apple, proposent à leurs consommateurs la reprise des appareils contre un bon d’achat dans leurs boutiques.
81 % des Français déclaraient en 2013 être intéressés par le don ou la vente de leur ancien mobile, selon un sondage TNS Sofres. Parmi ceux qui projettent de se rééquiper prochainement, ils étaient 34 % à souhaiter donner leur ancien terminal et 22 % prêts à le revendre.

Un marché mondialisé des terminaux mobiles d’occasion

Les subventions que les opérateurs mobiles allouent à l’achat des terminaux mobiles ont rendu difficile le calcul du prix réel d’un smartphone : le déclin des pratiques de subvention a poussé les consommateurs a comparer les prix, créant les conditions d’un marché de l’occasion, baptisé « recommerce », sur lequel se sont positionnées plusieurs start-ups : eRecyclingcorps aux États-Unis, Redeem et Regenersis en Grande-Bretagne, Wirkaufens en Allemagne, Love2Recycle et Recommerce Solutions en France.

95 % des téléphones fonctionnels rachetés par Love2Recycle sont destinés à l’exportation en Asie où ils sont revendus par les importateurs. Une véritable bourse mondiale du téléphone d’occasion est ainsi apparue à Hong Kong (Source : Telcospinner).

Des guichets automatiques pour recycler les téléphones portables

La start-up californienne EcoATM a mis au point en 2012 un guichet automatique qui permet aux consommateurs de déposer un appareil électronique usagé : une fois le téléphone portable ou lecteur MP3 identifié, le dispositif reverse, au détenteur de l’appareil une somme en contrepartie de sa valeur d’usage. La forme de ces bornes est directement inspirée de celle des distributeurs automatiques de billets. La borne combine un dispositif de reconnaissance des formes et des systèmes d'intelligence artificielle pour effectuer une analyse visuelle, identifier la marque et le modèle de l'appareil avec une précision de 97,5 %. Un robot intégré à la borne se connecte à l’appareil usagé via 23 câbles de connexion différents et transmet les données au serveur de la société EcoATM : les serveurs de la société testent alors l’état de fonctionnement de l’appareil, puis déterminent ensuite sa valeur marchande (s’il fonctionne encore) ou résiduelle (s’il est hors d’état et doit être recyclé). La base de données de la société serait capable d’évaluer la valeur de 4 000 modèles différents et de proposer alors une indemnisation. 

La société EcoATM a été rachetée 350 millions $ par le groupe Outerwall, déjà propriétaire de Redbox, un réseau de kiosques pour la location de vidéos et de Coinstar, un réseau de bornes pour le change de monnaie et le transfert d’argent. Selon le cabinet d’études Compass Intelligence, « en proposant un apport de trésorerie immédiat, le système de ecoATM est le système le plus efficace pour inciter les consommateurs à recycler (Source : UT San Diego).

Recyclage des smartphones en fin de vie : exploiter les gisements de métaux rares

Les smartphones contiennent de petites quantités de substances rares et précieuses. Les smartphones contiennent ainsi, en moyenne 0,1 % d'or, mais aussi des terres rares (dont 95 % sont issues des gisements chinois). Si ces matériaux ne sont pas présents dans le sous-sol français, les décharges alimentées par les appareils en fin de vie pourraient constituer un « gisement » exploitable à moindre coût. L’Institut Européen d'Hydrométallurgie (IEH) travaille à la conception des différentes briques technologiques nécessaires à la récupération de ces métaux (Source : ADIT). 

Récupération de vieux smartphones pour enrayer la déforestation

L’ONG Rainforest Connection, spécialisée dans la lutte contre l’abattage des arbres dans les forêts primaires en Afrique et en Amérique Latine, a entrepris d’installer des "sentinelles" électroniques sous la forme de smartphones dans les arbres pour capter la signature sonore des tronçonneuses et donner l’alerte. Elle utilise des smartphones Android en fin de vie. Equipé d’un panneau solaire pour fonctionner de manière autonome, chaque appareil peut surveiller une zone d’un rayon d’un kilomètre. Une application mobile permet d’alerter les gardes forestiers et les habitants pour faire respecter les interdictions locales et régionales d'abattage des arbres.

L'ONG s’est tournée vers la plateforme Kickstarter pour réunir 100 000 $. Les 168 000 $ versés par 2,844 donateurs permettront d’acquérir suffisamment de matériels (smartphones recyclés et panneaux solaires) pour protéger au moins 200-300 km2 de forêt en Afrique et au Brésil (Source : Kickstarter). 

Renaissance des smartphones usagés en capteurs vidéo pour l’observation des villes

La start-up new-yorkaise Placemeter, créée par deux Français, a entrepris de poser des smartphones inutilisés sur les fenêtres des appartements pour capturer des images de la rue. Placemeter entend ainsi mettre en place un réseau d’observation en temps réel des flux de véhicules et de personnes dans les rues et les espaces publics. À cette fin, Placemeter propose aux habitants de lui soumettre une photo de ce qui est visible à partir de leurs fenêtres : si cette vue est pertinente, la société leur adresse un kit qui transforme un smartphone inutilisé en capteur vidéo. 
Les algorithmes de Placemeter détectent les personnes et les objets en mouvement : ils classent ces derniers en 11 catégories (tels que les piétons, les autobus ou encore les bennes à ordures). Une deuxième phase d'analyse relie ces mouvements à des schémas de comportements et permet de quantifier le nombre de piétons ou de voitures dans une rue, ou encore la fréquentation quotidienne d’un lieu public ou d’un magasin. Ces données et ces observations sont destinées aux autorités de planification urbaines ainsi qu’aux investisseurs en quête d’un emplacement pour implanter un commerce. (Source : CityLab). 


Voir aussi :

Recycler des smartphones en capteurs vidéo pour observer les villes

Un distributeur automatique pour recycler les téléphones portables

835 000 téléphones mobiles usagés collectés en un an

Des smartphones pour enrayer la déforestation

Recyclage des smartphones en fin de vie : exploiter les gisements de métaux rares