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Des portails et des guides pour évaluer les applications mobiles de santé

<p>Guides et évaluation</p>
<p>des applications mobiles</p>
<p>dédiées à la santé</p>

On recense aujourd’hui près de 60 000 applications mobiles liées aux thématiques «forme et santé». Ces applications apportent des informations pratiques sur les maladies, les acteurs du système de santé (pharmacies, hôpitaux, médecins), les médicaments, ou encore un soutien aux utilisateurs, en les accompagnant dans la poursuite d’un régime, en leur permettant de mesurer leurs performances physiques, de suivre des paramètres de santé ou encore d’évaluer leur probabilité de tomber malade.

Pour les patients comme pour les professionnels de santé, il est souvent difficile d’apprécier l’intérêt ou l’utilité de ces applications. Dans de nombreux pays, des initiatives ont vu le jour pour guider les professionnels de santé et les patients dans cette offre surabondante d’applications, de qualité nécessairement inégale.


États-Unis

Le Ministère de la santé américain a ouvert le site healthit.gov. Parmi les ressources médicales qu’il recense figurent un grand nombre d’applications mobiles. Le site iMedicalApps confie à des médecins la rédaction d’évaluations des applications mobiles de santé. Une charte garantit l’absence de conflits d’intérêts parmi les auteurs de ces analyses. La start-up Greatist recense et commente plusieurs centaines d’applications dans le domaine de la forme et de la condition physique. Depuis 2009, l’association de consommateurs Consumer Reports publie des évaluations des applications mobiles dans le domaine de la forme et de la santé. L’American Health Information Management Association (AHIMA) a publié un guide de bonnes pratiques pour « comprendre et prendre des décisions mieux éclairées parmi les milliers d'applications de santé mobiles disponibles ».

Le portail Happtique, mis en place par l’association des hôpitaux du Grand New York vise à réduire les coûts d’achats d’applications en nombre pour les groupes hospitaliers en négociant des tarifs avec les éditeurs d’applications. Initialement, les médecins hospitaliers new-yorkais avaient entrepris de sélectionner et d’évaluer les applications mobiles médicales existantes en vue de les proposer aux personnels médicaux. Happtique a entrepris, en janvier 2012, de mettre au point une grille d’évaluation des applications médicales en vue de les certifier. Une équipe d’experts a élaboré, au cours des 18 derniers mois, une série de critères d’évaluation et formé les bases d’un référentiel. Sur la base de ce référentiel, et avec le soutien de l’association des écoles de médecine (Association of American Medical Colleges), de la Commission d'évaluation des infirmières (CGFNS-International) et de la société Intertek (spécialisée dans les tests et la certification de produits), les responsables du portail Happtique se proposent, désormais, de certifier les applications. Ce programme de certification des applications mobiles de santé (Happtique's Health App Certification Program, HACP) nécessitera le prélèvement d’une redevance comprise entre 2 500 et 3 000 dollars pour certifier une application. HACP se donne pour objectif de certifier les applications dans un délai de 30 jours. La certification sera alors valable pour une période de deux ans. 

De leur côté, les responsables de l’Université médicale John Hopkins, ont mis en place la « Global mHealth Initiative ». Celle-ci se propose de réaliser 51 études qui seront conduites de manière coordonnée par 6 instituts et 15 départements de l'Université, soit plusieurs dizaines de professionnels de santé accompagnés de plusieurs centaines d’étudiants en médecine. Pour les responsables de cette initiative :  « Si la majorité de ces applications n’apportent pas un réel bénéfice en termes de santé elles permettent de familiariser les usagers aux futurs usages de e-santé. Elles pourraient ainsi inciter leurs utilisateurs à se tourner vers des applications médicalement plus avancées ». Le New England Center for Investigative Reporting (NEICR) avait publié en novembre 2012 un rapport critique sur les applications de santé disponibles. Il y pointait les fausses promesses et le manque de rigueur qui présidait à un grand nombre d’entre elles, notamment pour les applications qui prétendent « traiter ou guérir les problèmes médicaux ». le NEICR plaidait pour une réglementation plus stricte des applications médicales par l’autorité américaine de santé (Food & Drug Administration, FDA).


La FDA a élaboré, depuis 2011, un projet de recommandations pour l’agrément des applications médicales. La FDA applique aux applications mobiles les catégories qui s’appliquent d’ores et déjà aux appareils médicaux.  Elle y trace une ligne de partage entre applications qui peuvent être distribuées ou commercialisées sans agrément de la FDA (qui sont donc « exemptées ») et celles qui devraient être soumises à agrément, notamment quand elles proposent un diagnostic ou si elles impliquent un risque pour la santé. La FDA distingue deux niveaux d’agrément : une procédure légère d’examen (dite 510 k) et une procédure plus approfondie, de type demande d'approbation avant mise sur le marché (Premarket Approval Application ou PMA). Ce projet de recommandations fait l’objet de nombreux débats depuis juillet 2011. La Chambre des Représentants a aussi tenu, en mars 2013, trois jours d'auditions pour s’assurer que ces recommandations garantissaient la sécurité des patients et ce, sans brider l'innovation. La version finale de ces recommandations devrait être finalisée d’ici octobre 2013 (Source : Ambassade de France aux États-Unis/ADIT). La FDA a ainsi examiné et agréé, depuis 2009, 100 applications mobiles de santé.

 

Grande-Bretagne


Le Ministre de la Santé britannique, Andrew Lansley avait demandé, en mars 2012, aux médecins d’inciter leurs patients à utiliser des applications et services mobiles de santé. Il s’agissait en particulier des applications liées au suivi des signes vitaux lors de la grossesse, au monitoring de la tension artérielle ou encore à la surveillance du diabète.

Le service national de santé britannique (National Health Service) a ainsi ouvert en mars 2013 un portail, destiné au grand public, pour découvrir et accéder à une première sélection de 70 applications mobiles de santé. Le NHS a aussi mis en place dans le même temps une procédure de sélection et d’évaluation des applications mobiles pour s’assurer de leur pertinence médicale et de leur conformité à la loi en matière de protection des données personnelles
Les applications du portail sont classées en trois grandes catégories (pathologies, vivre en bonne santé, information des patients), décomposées en 7 rubriques, en particulier pour le suivi de 13 pathologies et troubles (diabète, insomnie, Parkinson, audition, cancer, migraine, douleurs articulaires, santé mentale, épilepsie etc…). Chaque application donne aussi lieu à une brève description.


France
 

Le site AppliSanté recense depuis plusieurs mois des applications mobiles, classées en 6 rubriques : diététique, divers/Bien-être, Fitness-Coaching, Maternité-Grossesse, prévention, professionnels, santé au quotidien, Urgence-secours.

DMD Santé (qui vient de voir le jour) rassemble des médecins pour réaliser des évaluations à partir d’un d'un cahier des charges organisé autour de 13 familles de critères objectifs (stabilité et fiabilité de l’application, le prix…) et subjectifs (rapport qualité/prix, ergonomie, intérêt…). L’évaluation des applications destinées aux professionnels de santé est réalisée par une équipe de 4 à 5 professionnels de santé. Pour les applications destinées aux patients ou liées à la relation médecin-patient, l’évaluation suit le même processus. Au collège médical et paramédical (15 spécialités représentées) s’ajoute un collège patient lui-même constitué de 4 à 5 malades ou personnes issues du grand public répondant aux mêmes critères d’indépendance.
La synthèse de chaque évaluation est mise en ligne avec son usage (professionnel ou patient), son prix, sa plateforme, l’éditeur, la destination de l’application, son ergonomie, une proposition de discussion et sa note finale. Les applications recevant une note égale ou supérieure à 16 font l’objet d’une recommandation.  

 


Voir aussi :

Vers une certification des applications mobiles de santé

Un portail public britannique pour les applications mobiles de santé

Une plateforme pour permettre aux médecins de prescrire des applications mobiles de santé (2)

Santé sur mobile en Grande-Bretagne

Une plateforme pour permettre aux médecins de prescrire des applications mobiles de santé

Vers un cadre de confiance pour la mSanté

Vers une typologie des 13 600 applications de mSanté

Un portail d’applications mobiles médicales pour les hôpitaux américains

Royaume-Uni : qui doit payer les services médicaux sur mobile ?

Des recherches pour évaluer les applications mobiles de santé