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Grandes manœuvres autour de la cartographie sur mobile

<p>Grandes manœuvres </p>
<p>autour de la</p>
<p>cartographie sur mobile</p>

Les technologies liées à la géolocalisation et au premier rang d’entre elles, les technologies cartographiques sont devenus stratégiques pour l’ensemble des acteurs de l’Internet. Ainsi, Google a célébré le dixième anniversaire de Google Maps. Apparu en 2004, Google Maps ne couvrait au début que le territoire nord-américain, avant de couvrir progressivement les autres pays, et intégrer rapidement la prise de vue photographique « rue par rue » (StreetView).

Les services de cartographie et de géolocalisation sont devenus l’une des fonctions essentielles des applications disponibles sur les terminaux mobiles.

L’univers de la cartographie en ligne est aujourd’hui dominé par un nombre restreint de plateformes : Google Maps, Plans (Apple), Bing Maps (ex-Live Search Maps, Windows Live Maps et Windows Live Local, Microsoft), MapQuest (AOL), ou Here (ex-Nokia Maps).

Ces plateformes cartographiques intègrent progressivement toutes sortes de données : données relatives aux restaurants (acquisition de Zagat par Google), aux liaisons et horaires des transports en commun ou sur l’état du trafic en temps réel. Les plateformes cartographiques deviennent ainsi un levier pour prendre pied sur d’autres marchés stratégiques comme celui des transports et de l’automobile connectée.

Apple dans les pas de GoogleMaps

L’application de cartographie intégrée dans la première génération de l'iPhone en 2007 était alimentée par Google Maps. Suite à un différend avec Google (qui empêchait les utilisateurs d’iPhone d’utiliser la commande vocale sur Google Maps), Apple entreprit de développer sa propre infrastructure cartographique. L’application Plans d’Apple exploite les données du fabricant néerlandais de systèmes de navigation TomTom. Après un démarrage laborieux, en 2012, Apple s’est employé, avec la fonctionnalité FlyOver (qui permet de survoler certaines villes en 3D) à réduire son retard vis-à-vis de GoogleMaps. Outre le survol des villes, Flyover permet d’effectuer une visite guidée et virtuelle des principaux monuments d’une ville. Flyover est actuellement disponible pour 120 villes dans le monde dont 10 villes françaises.

Nokia : mariage de la cartographie et de l’intelligence artificielle

En 2007, Nokia, alors premier fabricant mondial des téléphones mobiles, avait investi 1 8,1 milliards de $ pour acquérir l’éditeur de services de géolocalisation Navteq. En 2013, lorsqu’elle céda sa division « terminaux mobiles » à Microsoft, la société Nokia conserva la division Navteq, rebaptisée Here. Clairement positionné en alternative à Google MapsHere pour le calcul d’itinéraires et le guidage vocal, Nokia Here s’en différencie en proposant un mode de consultation et de navigation hors ligne : l’application (désormais disponible pour les terminaux iOS, Android, Windows et Firefox OS) permet de télécharger des cartes et d’accéder à un plan détaillé sans se connecter au réseau.

Nokia a fait en mai 2014 l’acquisition de Desti, une start-up spécialisée dans l’analyse du langage naturel et la recherche sémantique. La couche d’intelligence artificielle apportée par Desti devrait avoir pour objectif d’optimiser les réponses en fonction du profil de l’utilisateur, d’informations issues des réseaux sociaux et d’une base de données de recommandations touristiques (Source : Tech Crunch).

Uber prépare sa propre plateforme cartographique

Dernier venu, Uber, qui ambitionne de devenir un acteur majeur du déplacement dans les villes, souhaite désormais s’émanciper de Google Maps. Uber vient ainsi d’acquérir la start-up californienne deCarta, spécialisée dans la géolocalisation, la recherche locale et la navigation GPS. La précision de la géolocalisation conditionne assez largement l’efficacité des services de VTC ou de covoiturage (UberPOOL) : elle permet, par exemple, d’optimiser le calcul du temps d'arrivée. Elle constitue une brique essentielle des voitures autonomes, un autre axe de développement d’Uber. deCarta fournissait déjà des services de géolocalisation à BlackBerry, Samsung, Verizon, Ford et General Motors (Source : Mashable).

OpenStreetMap : l'alternative ouverte et collaborative

Alors que la concurrence se durcit entre géants du numérique autour des plateformes cartographiques, OpenStreetMap continue de s’imposer comme une alternative ouverte et collaborative pour l’accès aux données géographiques.

En dix ans, le projet OpenStreetMap a permis de rassembler des informations sur 3,7 milliards de points GPS. Le projet compte près de 500 000 contributeurs dans le monde. Dans des pays comme l’Allemagne, OpenStreetMap est d’ores et déjà plus détaillé que Google Maps.

De nombreuses applications mobiles, pour Android, iOS ou Windows Mobile permettent désormais d’afficher les cartes OpenStreetMap en mode connecté (l’information est téléchargée lors de l’interrogation) ou en mode déconnecté (les informations sont préalablement enregistrées et mises en cache). Elles permettent aussi de contribuer au projet, qu’il s’agisse d’enregistrer des traces GPS (route, chemin, rivière, bordure de forêt…) ou encore de documenter les lieux via des notes écrites, des commentaires audio ou des photos. 

OpenStreetMap a franchi récemment une étape majeure en intégrant sur sa page d'accueil un service de  calcul d'itinéraires : la nouvelle mise à jour de la plateforme permet d'obtenir les directions à suivre pour aller d'un point A à un point B, en choisissant le mode de transport voulu (en voiture, à vélo ou à pied) (Source; Venture Beat).

Voir aussi :

Mobilisation de la communauté OpenStreetMap pour cartographier les zones touchées par Ebola

La montée en puissance des cartes OpenStreetMap sur mobile

Partenariat de Waze avec 8 villes en vue d’améliorer le trafic urbain

Foursquare, Wikipedia et Apple adoptent la plateforme OpenStreetMap

HTML5 et applications de géolocalisation