TwitterFil Twitter

La nouvelle version d' #UnivMobile l’appli officielle des universités de Paris et d’IDF est sur #ProximaMobile
https://t.co/VxTqJOjjQY
#mEdu

Félicitations à l’astronaute Thomas Pesquet qui se rapproche de l’ #ISS: sa mission s’appellera PROXIMA ;) via
https://t.co/gjIZqDJXl7

Big Data et exploitation des données mobiles au service du développement
http://t.co/AY6PqdpYVP
#mSciences #mData

Sciences participatives: des applis mobiles collaboratives pour l’observation et le suivi des oiseaux
http://t.co/zTjakSVFTQ
#MobileDurable

Innovation


HTML5 le nouveau langage de l’Internet mobile

<p>HTML5 </p>
<p>nouveau langage</p>
<p>de l'Internet mobile</p>

Les évolutions du langage HTML sur lequel est fondé le web, pourraient bientôt modifier l’ensemble de l’industrie de l'Internet mobile. La cinquième version d’HTML ouvre en effet la voie à une nouvelle génération d’applications et de services en ligne accessibles à tous les téléphones disposant d’un navigateur web mobile. En remettant en cause la nécessité d'utiliser des applications natives conçues spécifiquement pour un système d’exploitation mobile, HTML5 permettra aussi aux développeurs d'éviter le risque de fragmentation entre les différentes plateformes (iOS, Android, Windows Phone, Symbian-Meego, Bada ou encore BlackBerry OS) voire à l’intérieur même d’une plateforme. L’un des objectifs des promoteurs d’HTML5 est de permettre aux développeurs de se concentrer sur l'optimisation des sites et services mobiles eux-mêmes indépendamment des systèmes d’exploitation.

L’évolution du Wap… aux apps

La première phase de l’Internet mobile a été associée au protocole WAP (Wireless Application Protocol ou WAP), langage dérivé d'HTML, qui permettait à des téléphones “basiques” dotés d’un écran de taille réduite et d’un processeur de faible puissance d’accéder à des contenus du web. Cependant, les lacunes ergonomiques de ces téléphones et le temps nécessaires pour consulter les services n'ont pas permis le développement de ces plateformes. Par la suite sont arrivées les premières générations de téléphones intelligents et d’assistants personnels dotés d’un navigateur mobile. L’utilisation du téléphone pour naviguer sur le web restait toutefois limitée. C’est l’arrivée de nouvelles générations de smartphones aux interfaces plus intuitive (iPhone et Android) adossés à des « boutiques applicatives » (AppStore d’Apple, Android Market de Google ou Ovi Store de Nokia) qui a permis le développement de l’Internet mobile vers le grand public et la croissance du marché des applications. Ce marché qui pourrait passer de 15 à 58 milliards de dollars entre 2011 et 2015  (Cf. Gartner).

Ces boutiques d'applications sont devenues le passage obligé des concepteurs de services mobiles. Leur inconvénient est lié à l’obligation de réécrire tout ou partie du code d’une application pour être en mesure de la diffuser sur les autres “boutiques”. Ces places de marché se traduisent ainsi par un début de fragmentation du marché. Certains analystes comme Chris Anderson de Wired, associent la montée en puissance des « apps » et des réseaux sociaux, à la fin du web ouvert tel que nous le connaissions (cf. Virginia Heffernan). À cela s’ajoute la perspective d’une guerre pour le contrôle économique et politique de l’Internet (cf. Tim O'Reilly).

Mobiles : fragmentation des OS, convergence des navigateurs

Comme l’observe Jason Grigsby sur O’Reilly, nous avons assisté au cours de l’année 2010 à deux évolutions en apparence contradictoires. D’une part, la fragmentation des systèmes d’exploitation (plus de 7 systèmes différents) sur les mobiles, de l’autre la convergence des navigateurs mobiles vers un même socle technologique. Celle-ci s’est opérée, dans un premier temps, autour de webkit le « moteur » d’affichage des pages promu par Apple (pour Safari et Safari Mobile) et par Google (pour Chrome et Android). Il a depuis été adopté par la plupart des navigateurs mobiles (Blackberry 6 Browser, Symbian3, MeeGo, WebOS Browser, Bada OS Browser, Myriad ex-Openwave, BOLT). Ainsi, l’adoption d’HTML5 par la quasi-totalité des constructeurs et éditeurs d’OS mobiles pourrait participer à la réunification du web mobile.

HTML5, vers un standard unifié pour le web

Considérant que le langage HTML avait été focalisé sur la description des pages plus que sur les mécanismes de gestions des contenus, Tim Berners-Lee son inventeur souhaitait le faire évoluer pour lui ajouter la dimension « sémantique » qui lui manquait. Mais le nouveau langage XHTML issu des travaux du W3C n’a pas suscité l’adhésion des grands acteurs du web. Les sociétés Apple, Google, l'éditeur du navigateur Opera, ainsi que la Mozilla Foundation (Firefox) se sont alors réunis au sein du Web Hypertext Application Technology Working Group (WHATWG), pour mettre au point une technologie alternative. Ce travail a finalement été réintégré dans les standards promus par le W3C en 2007. Le W3C et WHATWG coopérent désormais afin de promouvoir une version unifiée de ces technologies. Si le marché des terminaux et des applications mobiles est aujourd’hui fragmenté, le langage HTML5 devraient réunir les conditions du déploiement d’un web mobile unifié et ouvert. A la condition toutefois que l’ensemble des constructeurs et les éditeurs de systèmes d’exploitation mobiles intègrent les spécifications HTML5 dans l’ensemble de leurs navigateurs.

Des fonctions dédiées à la navigation sur mobile

Parmi les critiques souvent émises à l’encontre des web apps figurent la lenteur d’execution en comparaison des applications natives, ainsi que l’impossibilité de tirer pleinement parti de l’ensemble des fonctionnalités du téléphone mobile. C’est la raison pour laquelle le langage HTML5 intègre aussi des fonctions spécifiquement adaptées aux terminaux mobiles. Comme le précise MOMAC, il bénéficie d'un accès simplifié aux ressources matérielles des smartphones (géolocalisation, caméra, boussole, capteur de mouvement, haut parleur, etc..) et devrait permettre la réalisation de services en ligne mobiles et multimédias, accessibles depuis le navigateur du smartphone. Il gère l'image vectorielle, la vidéo, le glisser-déposer ou encore le mode déconnecté.

Au-delà de la description des pages, l’évolution vers HTML5 permettra aussi l’intégration de technologies nouvelles liées au feuilles de style(CSS3/CSS4). Ces évolutions du standard CSS permettent de redimensionner « à la volée » les fenêtres et ainsi de rendre les pages lisibles sur des écrans de tailles variables.

Le W3C travaille aussi à créer des interfaces de programmation (API) qui permettront aux navigateurs d'utiliser les services avancés du mobile : un service web pourrait par exemple accéder aux contacts ou à l’appareil photo sans avoir recours à une application native. Parmi les technologies qui seront accessibles via ces navigateurs HTML5 figurent aussi « WebGL » pour l'affichage d’objets 3D, « Indexed Database » pour le stockage des données au sein du navigateur ou encore l'interface « File » pour accéder aux fichiers du smartphone. Grâce à ces technologies, les applications pour navigateurs ont pour ambition de devenir aussi rapides que les applications natives.

HTML5 intègre aussi un système de balise vidéo, qui permet aux navigateurs récents de diffuser des séquences sans recourir à un plug-in de type Flash. Au-delà de l’affichage des vidéos traditionnelles, HTML5 combinée à d'autres technologies, ouvre la voie à de nouveaux usages pour les vidéos intégrées aux sites, rotations, fragmentation ou intégration de textes en surimpression. HTML5 constitue aussi une évolution cruciale pour les plates-formes de vidéos en ligne. Ainsi, YouTube a mis au point, depuis quelques mois, une version smartphone/HTML5 de son site. DailyMotion propose également ses vidéos au format HTML5.

La fin des applications natives ?

Les spécifications techniques du HTML5 font encore l'objet de modifications régulières. S’il est difficile de créer un consensus parmi les 329 membres du W3C, dont les intérêts sont souvents divergents, les acteurs majeurs du web mobile ont d’ores et déjà adopté HTML5. Selon le W3C, le langage HTML5 devrait être finalisé et stabilisé d’ici mi-2011. Le W3C propose déjà le logo que les sites et applications qui s’appuient sur HTML5 peuvent afficher.

L’adoption de HTML5 devrait permettre dans le même temps de réduire les coûts de développement des applications mobiles, et de faire évoluer les processus de diffusion des applications mobiles. Ainsi, l’OpenAppMkt et Jolicloud proposent des applications conçues en HTML5 qui ne sont pas présentes dans les « places de marché » mobiles. Il n’apparaîtrait donc plus nécessaire de « jailbreaker » (déverrouiller) son appareil mobile pour installer ces applications.

Les entreprises qui développent les services mobiles sont désormais en quête de développeurs capables de manier HTML5 et les technologies qui lui sont associées.
 

L’adoption d’HTML5 ne signifie pas pour autant la fin des « applications natives » et de leurs places de marché. Des entreprises continueront à adapter et diffuser leurs services et leurs contenus pour une plate-forme spécifique, à segmenter leur offre (en réservant certains contenus ou certaines fonctionnalités à telle ou telle plateforme), pour fidéliser leurs utilisateurs, proposer des abonnements ou des modes de facturation plus simples. En effet comme l’a remarqué Google, la recherche de l’ergonomie ne se limite pas aux applications ellles-mêmes. Ainsi les difficultés de paiement rencontrées par les usagers de l’Android Market peuvent se révéler un handicap au développement de cette plateforme (cf. CNET). 

Si le choix de ne développer que des applications natives sur l’une des plateformes et possible pour une entreprise, il en va autrement des acteurs publics. En effet, qu’il s’agisse des administrations ou des collectivités territoriales, l’interopérabilité entre les différents smartphones représente à la fois l’assurance d’une diffusion plus large vers les utilisateurs ainsi qu’une source d’économie lors du développement de services mobiles pour les citoyens. Il est à noter que de nombreux acteurs publics américains envisagent désormais le développement de versions “web mobile” comme la priorité pour le développement de leurs services mobiles pour les citoyens (O'REILLY radar). L’arrivée à maturité du langage HTML5 pourrait aussi amplifier cette tendance dans les mois à venir.


En savoir plus :

ZDNet : Petite histoire et promesses d'une évolution majeure du Web 
ZDNet : Une nouvelle porte pour les applications riches sur le Web 
ZDNet : De nouveaux outils pour la sémantique et le référencement 
ZDNet : Le remplaçant de Flash sur la vidéo ? 
ZDNet : HTML5 pourra-t-il tenir ses promesses ? 
Technology Review : The Web Is Reborn 
Technology Review : How HTML5 Will Shake Up the Web 
Le HTML5 dans l'univers du mobile : mythes et réalités 
01Net : Comment HTML5 va changer le Web
HTML5 – The End of Apps ?
Mobile commerce : ten reasons to choose the web over apps
Qu’est-ce que le HTML5 ? L’essentiel en 8 articles tutoriels et 3 tests
Jason Grigsby : Mobile operating systems and browsers are headed in opposite directions
Le projet de spécifications de HTML5 (W3C)
Le blog HTML5 du W3C
Le groupe de travail HTML du W3C


• Un test permettant de savoir si un navigateur prend en charge les spécifications (à venir et connexes) du standard HTML5 (html5test.com)

Liens vers le logo HTML5
http://www.w3.org/html/logo/
http://www.w3.org/html/logo/downloads/HTML5_Logo_128.png