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Développement durable - Actualités

La montée en puissance des cartes OpenStreetMap sur mobile

Lundi 2 janvier 2012 - Catégorie(s) : Développement durable, Technologie et Innovations, Tourisme et Transport, Usages, Vie Locale.

Les fonctions cartographiques sont devenues essentielles aux applications sur terminaux mobiles. Cependant, l’univers de la cartographie en ligne est dominé par un nombre restreint de plateformes propriétaires : Google Maps, Bing Maps (Microsoft), MapQuest (AOL), Yahoo Maps ou Nokia Maps. Ces plateformes sont accessibles aux développeurs qui peuvent ainsi intégrer des cartes interactives dans leurs applications via des interfaces de programmation (API) spécifiques. Les données disponibles sur ces plateformes (comme d’ailleurs celles des services de guidage routier comme Garmin et de TomTom) proviennent, pour l’essentiel, de deux sociétés : TeleAtlas et NavTeq. Depuis le rachat de NavTeq par Nokia en 2007 et de TeleAtlas par TomTom en 2008, les plateformes de cartographie en ligne et les services de guidage GPS s’efforcent de diversifier leurs sources. La société Google a ainsi conclu une licence exclusive sur les images satellites avec GeoEye-1 et mis en place son propre dispositif de collecte de données Street View.

Face à cette concurrence accrue, OpenStreetMap s’est imposé comme une alternative ouverte et collaborative pour l’accès aux données géographiques. OpenStreetMap est un projet international fondé en 2004 dans le but de créer à l’échelle de la planète des cartes réutilisables sous licence de type Creative Commons-by-SA. Le projet repose sur les mêmes principes que l’encyclopédie Wikipédia : développeurs et cartographes amateurs collaborent pour créer et mettre à jour une carte du monde à partir de données publiques, d'images satellites gratuites et de données GPS («traces») enregistrées par les contributeurs. Les données recueillies sont alors disponibles sous licence libre. Près de 500 000 personnes dans le monde (dont 10 000 en France) contribuent quotidiennement à la création de cartes et au signalement de points d'intérêts sur ces cartes : noms de lieux, routes uniques, parcs, zones résidentielles, barrières, pistes cyclables, boîtes aux lettres, cabines téléphoniques, commerces, fontaines… En sept ans, le projet OpenStreetMap a permis de rassembler des informations sur 2,7 milliards de points GPS et 115 000 routes. Dans des pays comme l’Allemagne, OpenStreetMap est d’ores et déjà plus détaillé que Google Maps (cf. vidéo du travail des contributeurs «mappeurs» d’OpenStreetMap au cours de l’année 2011). 
De nombreuses applications mobiles, pour Android, iOS ou Windows Mobile permettent désormais d’afficher les cartes OpenStreetMap en mode connecté (l’information est téléchargée lors de l’interrogation) ou en mode déconnecté (les informations sont préalablement enregistrées et mises en cache). Elles permettent aussi de contribuer au projet, qu’il s’agisse d’enregistrer des traces GPS (route, chemin, rivière, bordure de forêt…) ou encore de documenter les lieux via des notes écrites, des commentaires audio ou des photos. Longtemps réservé aux seuls utilisateurs avertis, OpenStreetMap a mis ligne Open Street Bugs  qui permet désormais aux primo-utilisateurs d’enrichir la base de données (via l’ajout du nom d'une rue, d’un sens unique, ou d’un commerce).

Plusieurs grands acteurs de la cartographie en ligne proposent désormais les cartes OpenStreetMap au public. C’est le cas de MapQuest qui propose une déclinaison de son service cartographique basée sur OpenStreetMap. Microsoft permet aussi d'afficher dans Bing Maps les données OpenStreetMap. En activant cette option, on peut ainsi passer d’une vue aérienne Bing Map (avec sa technologie Bird's view) à une carte OpenStreetMap (avec le logiciel de rendu Mapnik). Depuis novembre 2010, les contributeurs OpenStreetMap peuvent aussi utiliser les images satellites de Bing Map comme support pour y ajouter des données (PC INpact).

Un mouvement similaire existe dans le domaine des outils de navigation et de guidage routier. Ainsi, les applications Skobbler  et Navfree s’appuient désormais sur les données OpenStreetMap. Plusieurs éditeurs de guides mobiles touristiques utilisent aussi OpenStreetMap pour leurs fonds de carte : c’est le cas du service de recommandation touristique TripAdvisor, de Triposo (qui agrège les photos, notations, descriptions et autres de tous les lieux à partir de sources libres comme Wikipédia, Wikitravel et OpenStreetMap) ou encore de Peak.NPHT (qui permet d'identifier les 3000 sommets dans les montagnes autrichiennes). C’est aussi le cas d’applications comme Wheelmap  qui répertorie et géolocalise, les lieux accessibles en fauteuil roulant (cafés, restaurants, transports collectifs, services publics et administrations) et qui s’appuie également sur OpenStreetMap (Source : TechCrunch).

 

Sources :

Comparaison des services de cartographie en ligne

Statistiques OpenStreetMap

Wikipedia of Maps Challenges Google par MIT TechReview


Voir aussi :

Cartographie sur mobile des fontaines publiques et des points d’eau potable

Des applications mobiles et collaboratives au service de la biodiversité

Le mobile au cœur des innovations dans les transports

Recueil sur mobile des données cartographiques et statistiques en Inde

Géolocalisation contre la pollution sonore

Deuxième édition du concours Géoportail

Les piétons bougent aussi

Tremblement de terre en Haïti : retour sur l’usage du «crowdsourcing mobile» lors des secours

HTML5 et applications de géolocalisation