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Vie locale


Les perspectives des services mobiles pour les collectivités locales

<p>Les enjeux</p>
<p>des services mobiles</p>
<p>pour les collectivités</p>
<p>territoriales</p>

Publié sur Proxima Mobile le 5 Mai 2010

 

Les services sur mobiles modifient la gestion des services urbains et progressivement aussi la vie locale elle-même. Les mobiles dotés de systèmes de géolocalisation et bientôt de moyens de paiement, pourraient aussi transformer la conception des services locaux et les relations entre administrations et usagers. Saisir son téléphone mobile pour consulter les actualités de sa ville, connaître les horaires des transports en temps réel ou constater le ralentissement sur une route, pourraient devenir des gestes familiers à l’ensemble des Français. Les élus et les gestionnaires des villes commencent aussi à se saisir de ces technologies pour créer les services de ce que certains nomment déjà la « Ville Intelligente ».

« L’information service », premier terrain de déploiement.

Parmi les applications de collectivités locales sur téléphones mobiles, plusieurs initiatives privilégient « l’information service ». C’est le cas des applications des villes de Rennes ou Bordeaux ou celle du conseil général du Var. Ces trois projets labellisés Proxima Mobile, sont basés sur la transposition des informations issues des sites web des collectivités. Cette transposition « web mobile » représente le point d’entrée "naturel" pour la plupart des collectivités locales. Ces informations familières pour les collectivités sont rendues encore plus utiles sur mobile grâce aux fonctions de géolocalisation. Ainsi, Rennes propose le géopositionnement de plus de 1500 lieux utiles dans la vie quotidienne tels que les administrations, les associations, les services de santé… Sur le même principe, Bordeaux offre un agenda des événements mis à jour quotidiennement. Quant au site touristique du Var, il combine les lieux (patrimoine…) et les sorties (promenades, expositions…).
La transposition des bases de données présentes sur le web reste économique tout en apportant une forte valeur ajoutée, en termes d’usages pour le public et d’image pour la collectivité. De nombreuses déclinaisons de ces informations commencent à exister avec, par exemple, la création de parcours audio-guidés (« Zevisit » audio guides gratuits réalisés avec les villes) ou encore grâce à l’utilisation de technologies de réalité augmentée (voir Dossier Innovation).

De nouvelles formes de collaboration avec les usagers/citoyens

Au-delà de la transposition des sites web vers le mobile, les collectivités locales commencent à explorer d’autres innovations liées aux services sur mobiles. Les villes ont commencé avec le SMS, pour signaler la disponibilité d’un document administratif, ou pour des alertes d’urgence concernant la sécurité civile. Désormais elles se tournent vers des services qui reposent sur des contenus élaborés par les usagers : domaine, où le potentiel d’innovation du web mobile est considérable. De nombreuses villes américaines utilisent désormais le mobile pour signaler des difficultés pour les habitants. En France, Poitiers est l’une des premières villes à déployer un service de signalement des incidents survenus dans l’espace public. Le service a séduit par sa simplicité : la photo prise par l'usager et l’information issue du GPS se combinent automatiquement dans un courriel déjà pré-adressé aux services techniques. Ainsi quelques secondes suffisent à signaler puis à transmettre un incident. Ces applications offrent des possibilités de diversification voire même de détournement, y compris au sein des équipes techniques des villes.

Au-delà, d’autres fonctions peuvent être mises en place pour compléter les services actuels : les sondages "flash" sur la ville, les appels à idées, la notation des services d'accueil par les habitants, la connaissance de l’accessibilité des lieux publics. Grâce aux technologies issues des réseaux sociaux, les informations issues des usagers peuvent aussi rendre plus attractifs certains lieux ou territoires.

Des chantiers innovants autour de la mobilité et du « sans-contact »

Les villes amorcent également des expérimentations de nouvelles formes de services « structurants ». Deux nouvelles familles d'applications se distinguent :

  • d'une part, les applications dites « de flux » destinées au suivi "temps réel" de la circulation, des transports collectifs ou de la fréquentation de certains équipements publics, qui mobilisent déjà quelques grandes agglomérations. Ces initiatives se concentrent principalement sur les systèmes d’aide aux déplacements des usagers, dans les transports en commun ou pour les systèmes de vélos en libre-service. C’est le cas pour le Vélib avec AllBikesNow et plus récemment de l’application "officielle" mise en place par la ville de Paris. D’autres systèmes comme Mobiville permettront la gestion des déplacements « multimodaux ». Ils combineront les déplacements à pied, à vélo et les différents modes de transports collectifs – bus, métro, tram – tout en tenant compte des perturbations du réseau et des horaires de passage aux arrêts, réactualisés en temps réel. Ces services mobiles de guidage dynamique « porte à porte » seront bientôt testés à Lyon et à Toulouse.
  • d’autre part les technologies de cartes "sans contact" souvent utilisées pour les services de paiement ou la gestion des accès dans les lieux sécurisés. Les échanges de données s’appuient sur la technologie NFC (near field communication). Ainsi, un projet de paiement « sans contact » a été lancé par la ville de Nice en mai 2010. Les Niçois dotés d’un mobile spécifique peuvent régler leurs achats chez plus de 400 commerçants, acheter et valider leurs tickets de transports, accéder aux horaires de passage des prochains bus ou encore télécharger une visite multimédia en passant à proximité de certains monuments du vieux Nice. Des projets similaires, d'autres villes, devraient être encouragés et aidés par l'Etat dans les prochains mois.

Les enjeux liés à l’ouverture des données publiques

L'explosion des applications mobiles urbaines place les collectivités locales devant un triple choix :

  • financer elles-mêmes les applications (en confiant la réalisation à un prestataire),
  • nouer des partenariats spécifiques avec des entreprises chargées du développement des applications (en mettant les données municipales à disposition),
  • mettre à disposition les données issues de leurs services et permettre à des individus, des associations ou des entreprises de développer des applications utiles.

Cette dernière approche suppose que la collectivité crée un « data store » et publie des collections de données (datasets). Ce mouvement, initié par les villes deNew York, San Francisco et Vancouver a très vite gagné l’Europe : Londres, Manchester, Berlin... En France, ce sont les villes de Rennes et Brest qui ont commencé. La première, par la mise à disposition des données de flux liées aux vélos en libre-service et la seconde, pour les données cartographiques. Ce mouvement donne déjà naissance à de nombreux services à haute valeur ajoutée sociale et aussi commerciale. En effet, les données géolocalisées apparaissent désormais comme un des moteurs du développement des services sur mobile. En ce sens les choix qui relèvent des élus locaux pourraient être doublement structurants : d’une part sur le paysage urbain lui-même et d'autre part, sur le paysage économique local.