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Les perspectives du paiement sur terminaux mobiles

<p>Les perspectives</p>
<p>du paiement</p>
<p>sur terminaux mobiles</p>

Depuis plusieurs années, les services « sans contact » sont annoncés comme l’un des leviers de transformation des services sur mobiles. Qu’il s’agisse d’identification dans les systèmes de transports et plus encore de transactions sécurisées sur mobile, les possibilités de ces technologies en synergie avec les services actuels sont nombreuses. L’intégration des services « sans contact » dans les smartphones repose sur la technologie NFC (Near Field Communication) qui associe les technologies d’identification des puces à radiofréquences (ou puces RFID) et celle des cartes SIM présentes dans l'ensemble des terminaux mobiles connectés. Équipés de cette puce hybride, les mobiles peuvent développer de nouvelles fonctions et permettre de développer de nouvelles générations de services. Plus généralement, l’association de l’Internet mobile et des puces RFID pourrait devenir la base des services qui verront l’Internet entrer dans l’environnement quotidien des citoyens pour devenir « l’Internet des Objets ».

Des usages simplifiés et diversifiés

Des solutions alternatives à celles du « sans contact » existent pour les paiements sur les mobiles intelligents. Mais lors d’interactions entre terminaux mobiles ou entre terminaux et objets communicants, les technologies « sans-contact » pourraient être plus ergonomiques et plus performantes. Ces technologies pourraient disposer d’une interface sécurisée et intuitive, et pourraient contribuer à simplifier la « grammaire gestuelle » de l’usager. Cela explique en particulier le succès de ces technologies dans les systèmes de validation des titres de transports ou le paiement électronique (en Asie). Ces interfaces pourraient s’étendre bientôt à d’autres usages de la vie courante : le transfert et l’impression d’une image stockée sur le mobile par « toucher » de l’imprimante, ou l’appel d’un correspondant grâce à l’étiquette RFID placée sous sa photo pourrait aider les personnes qui éprouvent des difficultés avec le clavier. Dans le commerce et la distribution, une firme autrichienne vient de lancer un système de courses en self-service suivant le concept du « touch and pay ».

Dans la sphère des services aux consommateurs, les téléphones NFC, dotés de fonctions de paiement, pourraient couvrir l’ensemble du cycle de consommation : lors de la décision d’achat (information comparative, promotion « couponing »), pendant l’achat (sélection de la carte de paiement électronique) et après (carte de fidélité, suivi de livraison, voire services de suivi lors de l’usage d’un produit). Les mobiles « NFC » pourraient alors se substituer à l’ensemble de cartes présentes dans les portefeuilles des consommateurs : cartes de crédit, cartes d’abonnement transports, cartes de fidélité. De manière générale, les mobiles NFC pourraient devenir les terminaux de lecture pour les étiquettes électroniques sans contact (étiquettes RFID).  Ces étiquettes RFID pourraient être disséminées dans l’environnement des usagers, sur les objets pour permettre l’accès à des informations issues de l’Internet. L’usager pourrait ainsi accéder à des informations sur un objet ou sur un événement par exemple lors de l’achat d’un ticket de spectacle ou lors de la consultation d’informations liées à un lieu ou un bâtiment.

Prendre en compte en « amont » les risques pour la vie privée

La dissémination des puces RFID dans l’environnement des usagers pourrait s’accompagner de nouveaux risques pour la vie privée. En effet, ces puces RFID ne disposent pas de pièces mobiles ni de sources d’énergie, virtuellement ces puces RFID sont « immortelles ». Elles pourraient survivre à plusieurs générations de leurs utilisateurs. Il devient alors nécessaire de prévoir dès la conception des fonctions de désactivation des puces. Cela afin de donner aux citoyens le contrôle des informations issues de ces puces. À l’image de la protection des données personnelles lors de transaction en ligne pour le commerce électronique, le scénario retenu correspondrait à la désactivation automatique des puces lors de l’achat et la réactivation volontaire et au cas par cas de ces puces par le citoyen. Cela correspondrait à la création d’un nouveau droit pour le citoyen, le droit à la désactivation des puces RFID (ou droit au « silence des puces »). Il est à noter que la proposition française de création du « Droit au silence des puces » est devenue la position officielle de la Commission européenne sur l’Internet des Objets. La protection des données personnelles loin d’être un frein au développement de ces technologies pourrait constituer une garantie de confiance un label de qualité pour les utilisateurs de ces nouveaux services.

La croissance prévisible des transactions sur mobile

Jusqu’ici, les expérimentations des technologies NFC n’ont pas été suivies de déploiement à grande échelle pour les usagers européens. En effet, ces technologies ont été trop souvent adossées à des architectures et des terminaux complexes. Les usagers ont souvent peiné à en retirer des bénéfices lorsqu’ils les comparaient à d’autres moyens de paiements. La montée en puissance d’interfaces plus accessibles sur les smartphones rend désormais possible la croissance des solutions NFC. Suivant les analystes, leur croissance pourrait leur permettre de représenter un marché de 270 milliards de dollars à l’horizon 2015.

Si la technologie NFC a jusqu’ici connu un développement lent, en raison des efforts d’investissements et de normalisation qu’elle implique, son accélération est aujourd’hui déjà perceptible. L’IDATE estime à 75 millions, le nombre de personnes équipées dans le monde d’un mobile NFC en 2010, et envisage une pénétration des mobiles NFC à 14 % en 2012. Selon les prévisions du cabinet Juniper Research, plus de la moitié des abonnés de la téléphonie mobile dans le monde effectuera des « m-paiements » en 2012 (toutes technologies confondues), dont 500 millions sur le sous-continent Indien (avec en particulier des micro paiements sur SMS). Le cœur du marché devrait se situer dans le secteur Asie-Pacifique, avec un marché porté par le Japon et la Corée du Sud, déjà très avancés dans l’utilisation des technologies NFC et par la Chine. De son côté l’Europe multiplie les initiatives visant à stimuler son marché intérieur dans ce domaine. C’est ce mouvement dans lequel s’inscrit le gouvernement français depuis 2005, qui a décidé de soutenir la recherche industrielle et l’expérimentation. Plusieurs villes comme Caen, Bordeaux, Strasbourg, Besançon participent aux expérimentations NFC en partenariat avec les principaux acteurs privés de la téléphonie mobile, de la banque, du transport et de la grande distribution.

L’indispensable confiance des usagers

Le développement de ces technologies reposera aussi sur la volonté des acteurs de services mobiles d’investir dans ces nouvelles applications. Or les modèles économiques actuels reposent sur la mise en location par les opérateurs de l’espace mémoire des cartes SIM pour héberger les applications des fournisseurs de services. Le prix de la location pourrait varier d’un acteur à un autre en fonction de sa position dans la chaîne de valeur.

Face à une offre de terminaux encore limitée, la plupart des expériences en Europe ont été menées sur des groupes réduits de consommateurs. Ce marché pourrait évoluer d’une part avec l’arrivée de plusieurs constructeurs comme Nokia, qui équipera une partie de ses mobiles en puces NFC, à partir de 2011, mais aussi sur les plateformes Android ou iPhone pour lesquelles des outils NFC devraient commencer à exister dans les premiers mois de l’année 2011.

L’adhésion et la confiance du public demeurent des facteurs cruciaux pour la réussite de ces projets. En effet, la substitution des cartes de crédit ou des systèmes de paiement par le téléphone mobile se heurte encore à des freins culturels. Les craintes sont liées aux risques de perte, de vol, mais aussi sur la capacité à changer de modèle et d’opérateur ou encore, sur les conséquences d’une batterie déchargée. Une batterie déchargée aura en effet des conséquences immédiates : le mobile fonctionnera comme une carte sans contact, et donnera accès aux transports en commun ainsi qu’aux bâtiments sécurisés, mais pas aux applications comme le paiement qui nécessitent l’interaction de l’utilisateur avec l’écran (pour composer un code confidentiel sur le clavier du téléphone). Par ailleurs, les services de sauvegarde, faciliteront la récupération des données, des services, comme des applications stockées sur la carte SIM. Ils faciliteront le changement de mobile ou d’opérateur, à condition toutefois que les applications soient interopérables et compatibles. Ces enjeux stratégiques constituent aujourd’hui l’un des principaux axes de travail du consortium mondial NFC Forum dont les travaux de normalisation se poursuivent, ainsi que de son homologue et partenaire français le Forum des services mobiles sans contact.

Le soutien aux technologies « sans contact »

Le plan français de développement des services NFC prévoit d’adapter ces services lors d’expérimentations, avant d’amorcer la phase de déploiement. Un premier palier a été franchi avec le lancement d’une expérimentation à grande échelle des applications mobiles sans contact dans l’agglomération niçoise. Le bouquet de services proposé repose sur des mobiles NFC et une carte bancaire sans contact. Il comprend des offres de billettique pour les transports, des infos contextuelles proposées dans la ville sur étiquettes RFID et surtout, des fonctions de paiement auprès de 500 commerçants déjà équipés de terminaux sans contact. L’intérêt du projet réside aussi dans l’engagement, autour de la communauté urbaine de Nice, d’un grand nombre de partenaires, notamment de quatre opérateurs de téléphonie mobile (Bouygues, SFR, Orange et NRJ Mobile) d’une quinzaine de banques et établissements financiers fédérés autour de Visa et MasterCard et de l’opérateur de transports Veolia. Conjointement aux initiatives territoriales, les acteurs publics soutiennent aussi les éditeurs et opérateurs de services afin de promouvoir la diffusion des nouveaux usages du « sans contact ». Le prochain palier consistera à étendre à d’autres collectivités locales les services mobiles sans contact. Le Ministère de l’Industrie prévoir ainsi de labelliser, dès la fin 2010, 3 à 5 territoires afin de diversifier les expérimentations « en vraie grandeur » de ces technologies dans les mois à venir.

Pour en savoir plus :

Les services mobiles sans contact (février 2010) : étude relative à l’émergence des services mobiles sans contact et leur impact potentiel sur le marché des télécommunications mobiles.

La page de ressources « Services mobiles sans contact » (Caisse des dépôts)