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Innovation


Les plateformes de crowdfunding : observatoires et générateurs d’objets connectés

<p>Crowdfunding:</p>
<p>les nouvelles plateformes</p>
<p>de développement</p>
<p>des objets connectés</p>


Le financement collaboratif s’est imposé comme un vecteur de financement de projets dans le domaine culturel mais aussi dans le domaine technologique : montres connectées, robots domestiques, objets médicaux connectés (Quantified Self) ou encore équipements éducatifs.

Des plateformes comme Kickstarter ou IndieGogo ont permis aux concepteurs d’objets connectés de présenter les fonctionnalités de l’appareil, souvent à l’aide d’une vidéo : ils peuvent alors y vendre, en précommande, un nombre suffisant d’unités pour financer la réalisation d’une première série.
• Le recours des concepteurs d’objets connectés aux plateformes de financement collaboratif procède de plusieurs logiques. Pour certains projets, trop modestes ou correspondant à des marchés trop restreints, il s’agit clairement d’une alternative aux circuits traditionnels de financement de type amorçage ou capital-risque.
• Dans de nombreux cas, il s’agit d’une étape intermédiaire : la soumission d’un projet sur une plateforme permet de tester l’existence d’une demande solvable pour un objet innovant. Une fois la démonstration faite de l’existence d’une demande pour le dispositif, ses concepteurs sont alors en meilleure position pour convaincre des investisseurs.
• Dans tous les cas, la soumission d’un projet sur Kickstarter ou IndieGogo lui garantit une exposition médiatique : la presse spécialisée américaine (mais aussi européenne) suit de près l’actualité des campagnes sur ces plateformes, attire l’attention des lecteurs et les oriente vers les projets les plus innovants.

Qu’elles représentent une alternative ou un tremplin vers le capital-risque, ces plateformes constituent désormais un observatoire essentiel des innovations et des tendances dans le domaine des objets connectés.


Des financements supérieurs à un million de dollars

La plateforme Kickstarter, créée en avril 2009, a ainsi permis de financer un large éventail de projets d’objets connectés. Elle a ainsi permis à plusieurs entreprises de voir le jour. 40 projets ont recueilli depuis 2009 des sommes supérieures ou égales à un million de dollars. Parmi ces 40 projets, 19 portaient sur la production d’objets innovants (et 21 portaient sur la réalisation de jeux vidéo).

Retour sur les projets phares des plateformes de financement collaboratif :

Cinq projets étaient liés à des montres : Pebble e-Paper Watch (10 M $), CST-01 (1 M $), AGENT (1 M $) et TikTok Multi-Touch Watch Kits (1 M $) et TrueSmart (1 M $). La montre Pebble se singularise par son écran e-Ink (qui utilise la même technologie que les liseuses) et par sa connectivité. Équipée d’un accéléromètre, d’un microprocesseur et d’une batterie lui donnant une autonomie d’une semaine, elle se connecte à un smartphone pour consulter les courriers, les alertes de calendriers et les notifications Facebook ou Twitter. Une enceinte sans fil mutifonction connectable aux terminaux mobiles Hidden Radio & BlueTooth Speaker a obtenu 1 M $. 

Quatre autres projets d’un montant supérieur au million de dollars concernaient des imprimantes 3D : FORM 1 3D Printer (2,9 M $), 3Doodler (2,3 M $), The Buccaneer (1,4 M $) et RigidBot 3D Printer (1 M $).

Trois autres projets concernaient des accessoires liés aux jeux vidéo : la console Ouya (8 M $), le casque de réalité virtuelle Oculus Rift (2,4 M $) et le tapis de réalité virtuelle Omni (1,1 M $). La console Ouya est basée sur le principe du "free-to-play" (les jeux sont gratuits, mais des options et bonus sont payants). Contrairement aux systèmes de consoles propriétaires actuelles, le fabricant encourage les développeurs à proposer des modifications matérielles de la console.

Un autre projet mettait en oeuvre des technologies mobiles mais cette fois dans le domaine spatial. Conçu par d'anciens ingéniers et développeurs de la NASA ARKYD est un projet. Le promoteurs de ce projets avaient pour objectif de mettre en orbite le premier télescope spatial qui serait accessible au grand public (ce projet a recueilli 1,5 M $).

Deux dispositifs concernaient les technologies et services pour la «maison connectée» : Lima (1,2 M $), un adaptateur qui unifie la mémoire de plusieurs appareils et la box domotique SmartThings (1,2 M $).

L'ampoule intelligente et connectée : LIFX a quant à elle obtenu 1,3 M $ 

Enfin, le projet Lomography Petzval Portrait Lens correspondait à la re-création d’une lentille photographique conçue au 19e siècle pour obtenir des effets de déformation dans l’arrière plan des portraits. La nouvelle version de cette lentille qui fonctionne sur les appareils photographiques numériques actuels et a recueilli 1,4 M $. 

Ces 19 projets d’objets innovants ont mobilisé un total de 42 millions de $, principalement sous la forme de précommande (Source : CrowdfundInsider


Les objets de la maison connectée

Les objets permettant de programmer et de faire communiquer entre eux les équipements de la maison (lumière, chauffage, compteurs….) ont aussi suscité un grand nombre de projets.

En janvier 2013, le projet Twine a recueilli 556 000 dollars, soit près de 16 fois le montant initialement sollicité (35 000 dollars). Twine est un module qui permet de faire communiquer entre eux divers objets de la maison et de transmettre les données recueillies sur Internet. Doté d’un capteur de température interne, d’un accéléromètre (pour détecter les vibrations et les mouvements), d’un capteur d’humidité (pour détecter la présence d’eau), d’un interrupteur magnétique et d’un connecteur (qui permet de câbler sans soudure d’autres capteurs), Twine est programmable et permet de réaliser toutes sortes d’interactions avec d’autres objets. Twine permet de signaler à son utilisateur qu’un colis a été déposé dans sa boîte aux lettres ou qu’une fuite d’eau a été détectée à son domicile. Plus de 60 usages différents de cet appareil ont ainsi été recensés par ses utilisateurs.

Le projet Makey Makey qui permet de transformer des objets du quotidien en interface de contrôle a ausi recueilli 568 000 dollars, soit près de 22 fois le montant initialement sollicité. En reliant grâce à des pinces les objets quotidiens à un boîtier électronique il devient alors possible de déclencher des actions que programme l’utilisateur.

Le projet Tod, pour sa part, a recueilli 90 000 dollars. Il s’agit d’un module Bluetooth programmable qui permet depuis son smartphone de rester en contact avec des objets quotidiens ou avec une automobile, tout au long de la journée.

La box domotique Smarthings a réuni 1,2 million de dollars en moins d’un mois. Ce boîtier permet de dialoguer, via une application mobile, avec les capteurs et de piloter à distance divers appareils : pour l’ouverture des portes, la gestion des thermostats et des interrupteurs. Parmi les capteurs présents figurent aussi des accès détecteurs de fumée, de vibrations ou encore des détecteurs des moisissures. En interagissant avec les appareils, les prises électriques et les divers capteurs, l’application mobile permet aussi de configurer des séries d’actions qui correspondent à certaines situations de la vie quotidienne.
L’interrupteur électrique intelligent Ube a lui recueilli 307 600 $. Le capteur autonome et multidonnées (température, mouvement, humidité, etc.) Ninja Block a reçu 102 000 $ (soit plus de quatre fois le montant souhaité).


Des objets de la forme et du bien-être…

Les start-ups spécialisées dans le domaine du suivi de la forme (fitness) et de l’automesure (Quantified Self) se tournent désormais elles aussi vers les plateformes de financement collaboratif.
En janvier 2013, le capteur d’activité physique, Misfit Shine qui permet de suivre les efforts lors de la marche ou la natation, avait recueilli 100 000 $ en quelques heures et levé, en quelques semaines, au total, 846 000 $.
En mars 2013, le bracelet fitness Amiigo avait recueilli 580 689 dollars (six fois l’objectif initial de 90 000 $).
L’éthylomètre Breathometer, pour sa part, a réuni 138 377 $ (cinq fois l’objectif initial de 25 000 $).
Le casque destiné à surveiller la fréquence cardiaque des cyclistes de la société LifeBeam a recueilli 64 676 $. Outre la fréquence cardiaque, ses capteurs sont capables de mesurer la circulation sanguine et la saturation en oxygène. 
Instabeat, le dispositif qui permet aux nageurs d’afficher directement dans les lunettes de natation leur performance (ainsi que leur fréquence cardiaque) a aussi dépassé son objectif initial avec 56 473 dollars.
 

…aux objets dédiés à la santé

Le contrat qui régit le fonctionnement de Kickstarter interdit jusqu’ici d’y lever des fonds pour réaliser des projets dans les domaines du diagnostic et de la santé. De ce fait, les concepteurs de dispositifs connectés de santé se tournent vers d’autres plateformes comme IndieGogo.
Pour le lancement commercial du Scout, le « tricordeur médical », la société Scanadu, s’est ainsi tournée vers IndieGogo : elle y a recueilli 1,6 m$ (16 fois l’objectif initial). Scout est un appareil de petite taille, connecté via Bluetooth au smartphone, qui permet de recueillir et d’interpréter, en quelques secondes, divers paramètres de santé : température, fréquence cardiaque, activité électrique du cœur, taux d’oxygène du sang et temps de transit du pouls (oxymétrie). Le Scout pourra réaliser des tests urinaires et des analyses de salive grâce à 2 modules complémentaires le ScanaFlo et le ScanaFlu

C’est également sur IndieGogo que la start-up Kinsa a levé 52 000 $ en pour mettre au point un thermomètre connecté à la fois peu coûteux (20 €) et léger. Ce thermomètre se connecte via la prise casque d’un smartphone et ne nécessite pas de batterie ou d’écran de visualisation intégré. Il pourrait permettre selon son concepteur, Inder Singh (jusqu’alors vice-président exécutif de la Fondation Clinton et animateur de l’Initiative Clinton pour l’accès à la santé) de cartographier en temps réel des pathologies infectieuses
 

Financement des projets Open Hardware

Le “matériel libre” (Open Hardware) reprend les principes du logiciel libre et les applique à la construction de matériel électronique ou informatique. Les plans et les composants nécessaires à l'élaboration sont rendus publics pour permettre à toute personne de réaliser ou d'améliorer un produit.

Le projet Arduino propose ainsi un circuit imprimé muni de microcontrôleurs pouvant analyser et produire des signaux électriques, ce qui permet la réalisation d'objets interactifs. 79 projets d’objets ou de dispositifs bâtis autour d’Arduino ont trouvé leur financement sur la plateforme Kickstarter et 4 seulement (sur 30) sur IndieGogo.

Le Raspberry Pi est un ordinateur monocarte à processeur ARM conçu par l'inventeur de jeux David Braben. De la taille d'une carte de crédit, il est fourni nu (carte mère seule, sans boîtier, alimentation, clavier, souris ni écran) dans l'objectif de diminuer les coûts et de permettre l'utilisation de matériel de récupération. Cet ordinateur, destiné à encourager l'apprentissage de la programmation informatique, est cependant suffisamment ouvert (ports USB voire réseau) et puissant (ARM 700 MHz) pour permettre une grande palette d'utilisations.
35 projets bâtis autour du Raspberry Pi (sur 48) ont bouclé leur financement sur Kickstarter et 4 seulement (sur 35) sur IndieGogo.

Le SkyLight, un adaptateur qui permet de réutiliser des microscopes existants et de les connecter au smartphone a ainsi recueilli 23 000 dollars.
Aux États-Unis, 28 % des projets dans ce domaine ont eu recours au financement participatif. 

Des start-ups françaises utilisent le financement collaboratif pour industrialiser des objets connectés

De nombreux porteurs de projets français se dirigent désormais vers les plateformes de financement collaboratif pour développer des objets connectés :
• La start-up franco-américaine Cloud Guys Corp a ainsi recueilli cet été 1,2 million de $ pour financer l’industrialisation de Lima : un adaptateur qui unifie la mémoire de plusieurs appareils : (téléphones, tablettes, ordinateurs) et permet de contourner les systèmes de stockage en cloud existants.
ISKN (une start-up grenobloise fondée en 2013 par une équipe pluridisciplinaire issue des laboratoires du CEA-LETI) est sur le point de conclure, avec succès, sa campagne sur Kickstarter. Elle a d’ores et déjà recueilli 247 000 $ pour produire et distribuer iSketchnote, une couverture tactile pour les tablettes qui permet de numériser croquis et notes. Cette technologie de surface “perceptive” est, par ailleurs, en cours d’intégration dans de nombreux nouveaux produits (animation 3D, plateau de jeu, tableau blanc…) (Source : Kickstarter). 
• En juin 2013, La société HapiLabs (fondée par Fabrice Boutain) avait réuni 134 000 $ sur Kickstarter pour HAPIfork. Cette fourchette intelligente se donne pour objectif d’inciter ses utilisateurs à "manger lentement pour une meilleure santé". Elle est dotée d’un accéléromètre qui permet au consommateur de personnaliser son rythme d’alimentation (Source : Kickstarter) 
• La start-up GenerID, pour sa part, s’est tournée vers la plateforme IndieGogo pour le financement de CRX-4001, une imprimante 3D et se donne pour objectif de recueillir 50 000 € (Source : IndieGogo)
 

Voir aussi :

Les start-ups françaises se dirigent vers le crowdfunding pour développer des objets connectés

Des financements collaboratifs pour les objets et appareils connectés

Une plateforme pour observer et élaborer l’Internet des objets : le projet Kickstarter

Un anémomètre « connecté» au smartphone sans circuit électronique

Succès du financement collaboratif pour les objets du suivi de la forme

Un casque pour surveiller les fonctions cardio-vasculaires des cyclistes

Un système d’imagerie thermique connecté au smartphone

Convergence des smartphones et des liseuses (suite)

Une plateforme pour le financement collaboratif des applications mobiles

Des claviers virtuels et haptiques pour les terminaux mobiles

Financement collaboratif pour les projets de m-santé

Une plateforme pour observer et élaborer l’Internet des objets : le projet Kickstarter

Des microscopes connectés aux smartphones pour l’éducation et la santé