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Mobiles et situations d’urgence

<p>Mobiles</p>
<p>et</p>
<p>situations d'urgence</p>

Depuis plusieurs années, les professionnels de l’urgence et des secours, les ONG et les agences de protection civile expérimentent les technologies mobiles lors des catastrophes. D’une part pour la prévention (l’alerte des populations concernées) mais aussi pour l’analyse et la coordination des opérations de secours. Certains des pays les plus exposés aux catastrophes naturelles (Chine, Bangladesh, Corée Philippines, Japon) ont aussi mis en place, à grande échelle, des services d’alerte par SMS en cas de catastrophe.

Des cartes pour orienter les secours

Sur le volet «coordination des secours», de nouveaux types de pratiques et d’outils mobiles ont vu le jour. Il s’agit de dresser la carte des situations de crise à partir de messages adressés par SMS par les acteurs de terrain. Plusieurs applications ont ainsi été mises en place à l’occasion des séismes en Haïti et au Chili, des inondations au Pakistan, ou encore lors des incendies de forêts en Russie. Ce couplage « cartographique » des SMS via une plateforme comme Ushahidi, permet d’établir un diagnostic évolutif de la situation et ainsi d’orienter les secours. Un mouvement appelé «CrisisCommons» s’est développé à l’occasion de ces crises, il rassemble les compétences des développeurs, des cartographes et des citoyens pour les mettre au service de l’humanitaire d’urgence. Des équivalents des « Bar Camps » pour les situations d’urgence ont aussi été réunis sous le nom de «Crisis Camps».

Voir aussi :

Des applications sociales pour l’aide aux victimes

Lors des récentes catastrophes – Chili, Haïti, Pakistan, Japon, la société Google a mis en place un outil de recherche des personnes, “Person Finder”. Accessible depuis les téléphones portables, cette application permet de signaler des disparus et de donner des nouvelles des personnes indexées dans cette base. La Croix-Rouge a aussi mis en place un service équivalent, baptisé Familylinks.

Voir aussi :

Séisme et tsunami au Japon

Au Japon, en mars dernier, l’opérateur mobile NTT-Docomo avait déployé un système d’alerte sismique mais la fonction d’alerte contre les tsunamis n’avait pas encore été mise en œuvre. Cependant, même s’il avait été activé, ce système aurait été d’une efficacité relative en raison du faible intervalle de temps (quelques dizaines de minutes) qui sépare le tremblement de terre et l’arrivée des premières vagues. Dans les heures qui suivirent le drame, les Japonais se tournèrent massivement vers leurs téléphones mobiles (au point de saturer les réseaux qui n’avaient pas été rendus indisponibles par le séisme) et vers les réseaux sociaux : Twitter, Facebook et Mixi. Au soir du 11 mars, près de 250 000 messages Twitter utilisant le terme «earthquake» avaient été postés.

Voir aussi :

Réseaux sociaux et communication d’urgence

Une semaine avant le séisme de Virginie, la Croix-Rouge américaine avait rendu publique une étude consacrée aux moyens de communication privilégiés par les citoyens américains dans les situations d’urgence (Social Media in Disasters and Emergencies). Selon cette étude, les Américains privilégient la télévision (90%) et la radio (73%) pour se tenir informés en cas de tempête ou de raz de marée, par exemple : 63% d’entre eux, en revanche, mentionnent la presse en ligne, 25% les sites publics ou ceux des compagnies d’électricité ou d’eau locales, 18 % Facebook et 5% Twitter. Près de la moitié envisage de s’abonner à un fil d’alerte par courrier électronique, SMS ou via une application mobile. Les utilisateurs réguliers de réseaux sociaux plébiscitaient Facebook ou les applications mobiles comme des moyens efficaces de communiquer avec leurs proches, ou d'alerter les secours.

L’importance des réseaux sociaux n’avait pas échappé aux responsables de l’agence fédarale des situations d’urgence (FEMA). Des membres de la FEMA et de son homologue local californien avaient rencontré des cadres de Facebook pour étudier comment le réseau social pouvait contribuer à l’information du public en cas de catastrophe et à la coordination des secours. (Source : Mobiledia)
 

États-Unis : montée en puissance des applications liées aux catastrophes

Le tremblement de terre en Virginie

Les États-Unis ont connu, le 23 août, un tremblement de terre en Virginie. Si les antennes-relais de téléphonie mobile ont résisté au séisme d’une magnitude de 5,8, les réseaux ont, en revanche, été très vite saturés par les appels vocaux. Les opérateurs mobiles se sont tournés vers Facebook et Twitter pour recommander a leurs clients d’échanger de préférence par SMS. (Source : Betanews)

L’enseignement majeur qui se dégage des événements du 23 août concerne le rôle de Twitter dans les situations d’urgence. Des chercheurs ont établi que les tweets qui rendaient compte du séisme se sont propagés plus vite que le séisme lui-même (4000 mètres par seconde), comme l’illustrent ces infographies publiées sur Gizmodo  et domaingang . Une vidéo publicitaire de Twitter rappelle ainsi «qu’il n’a fallu que 30 secondes au tremblement de terre pour atteindre New York. Juste le temps d’un tweet». 

Les enseignements de l’ouragan Irene

L’effondrement des réseaux mobiles lors du séisme de Virginie était encore présent dans les esprits quand il a été établi que la trajectoire de l’ouragan Irene menacerait le territoire américain. Les autorités et les opérateurs avaient aussi en mémoire le cyclone Katrina : la surcharge des réseaux et les portables rapidement déchargés avaient alors limité leur intérêt dans l’organisation des secours. (Source : CBSNews)

72 heures avant l’arrivée d’Irene, les autorités ont invité les habitants de la Côte Est à prendre des mesures pour prévenir l’impact éventuel de l’ouragan. Parmi ces mesures, plusieurs concernaient l’usage des téléphones mobiles, avec le double souci de prolonger leur d’utilisation mais aussi d’éviter la saturation des réseaux. Les opérateurs de téléphonie mobile avaient transmis à leurs abonnés une liste de recommandations largement relayée par les médias : recharger les téléphones ; les conserver avec batteries et chargeurs dans en endroit sec ; programmer dans le téléphone portable une liste de numéros d'urgence (police, pompiers, compagnies d'électricité, assurance) ainsi que ceux des proches et collègues de travail. Ils recommandaient aussi de limiter le nombre d’appels vocaux et de privilégier l’envoi de messages SMS. (Source : Berkeleyheights) . Parmi les mesures recommandées figurait l’installation d’applications mobiles spécifiquement conçues pour les populations exposées à l’ouragan, comme Hurricane Express , Hurricane for iPhone,  ou Hurricane Software pour suivre la progression du cyclone et anticiper ses éventuelles conséquences locales. (Source : Information Week

À l’issue du passage de l’ouragan Irene, l’autorité américaine de régulation des télécommunications (FCC) a tiré un premier bilan des dégâts causés aux infrastructures de communication. Environ 44% des antennes-relais étaient hors service dans le Vermont, 35% dans le Connecticut, 31% dans le Rhode Island, 25% en Virginie, 11% en Caroline du Nord. Dans la plupart des cas, l’interruption de service a été causée par des pannes de courant. (Source : ComputerWorld)

Si le séisme du 23 août n’avait pas été prévu, l’arrivée d’Irene au-dessus de la Côte Est avait été, en revanche, largement anticipée. Dans les deux cas, les dommages sont restés limités. Les enseignements quant au rôle respectif des différents moyens de communication (radio, télévision, Internet fixe, internet mobile SMS, Twitter, réseaux sociaux) tant pour l’alerte que pour l’organisation des secours sont désormais analysés par l’ensemble des acteurs de la communication.

Pour les télédiffuseurs, la vulnérabilité des réseaux mobiles conforte la télévision comme principale source d’information en cas d’urgence. Leur association, la National Association of Broadcasters, en tire argument pour ne pas céder aux opérateurs mobiles les fréquences hertziennes que ceux-ci convoitent. Les responsables de la protection civile, relayés par des parlementaires, tirent de cette vulnérabilité des réseaux mobiles des conséquences radicalement opposées : elle justifie, selon eux, l’allocation d’une partie du spectre pour un réseau mobile spécifiquement dédié à la sécurité publique. (Source : NextGov

Voir aussi :
Ouragan Irene : les États-Unis misent sur les smartphones pour limiter l’impact sur les populations

Les perspectives des systèmes d’alertes localisées

Les catastrophes de ces dernières années ayant mis en relief la vulnérabilité des infrastructures de téléphonie mobile, plusieurs pays se tournent vers l’utilisation des technologies SMS-CB (Cell Broadcast) qui permettent de diffuser un SMS à plusieurs centaines de milliers d’utilisateurs en quelques secondes sur une zone couverte par une antenne qui serait restée fonctionnelle. Un tel système est en place au Japon, et en cours de déploiement aux États-Unis et en Australie. En France, le Ministère de l’Intérieur travaille au déploiement d’un Système d’alerte et d’information des populations (SAIP) qui sera capable notamment d’envoyer, sans inscription préalable, des messages d’alerte dans une zone géographique délimitée.

Voir aussi :

Japon : Une technologie cellulaire pour les alertes sismiques

Grande-Bretagne : suivi et alerte mobiles sur les risques d’inondation

Urgences : bientôt un dispositif d’alertes SMS géolocalisées en France

Un nouveau système d’alerte pour les catastrophes aux États-Unis

Des smartphones en réseau pour faire face aux catastrophes

Nations Unies : Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) : Relief : the future of information sharing in humanitarian emergencies 2.0
 

 

Crédit photo : Spread of Earthquake-Related Tweets par Miguel Rios