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Technologie et Innovations - Actualités

ONS 2.0 : vers une gouvernance fédérée pour l’Internet des Objets

Jeudi 21 février 2013 - Catégorie(s) : Technologie et Innovations.

 

L’Afnic et GS1 France viennent de publier le standard ONS 2.0 pour la gestion de l’Internet des objets. Ce standard est destiné à mettre en place le premier système international de racines interopérables par pays pour la gestion de l’Internet des objets. En effet, si la gouvernance des ressources de l’Internet repose actuellement sur un modèle «centralisé» (via le Domain Name System ou DNS), la gouvernance de l’Internet des Objets pourrait, grâce au standard ONS 2.0, évoluer vers un modèle fédéré.

Pour des raisons liées à la conception initialement américaine du réseau, la gestion du système de nommage de l’Internet repose, depuis les années quatre-vingt-dix, sur un système centralisé. C’est la société VeriSign qui assure (sous la supervision du Département américain du Commerce) la gestion de la «racine A» du DNS qui établit la cartographie mondiale des ressources de l’Internet. Et c’est cette même société VeriSign qui avait été chargée par GS1, le consortium mondial des codes-barres sur les produits de grande consommation, de gérer le registre de l’ONS (Object Naming Service) qui pourrait devenir crucial pour la gouvernance de l’Internet des objets.

En effet, si les objets électroniques du quotidien (terminaux mobiles, accessoires domestiques ou automobiles) sont de plus en plus massivement connectés au réseau, produits et biens manufacturés (eux-mêmes dotés capteurs ou de puces RFID) pourront bientôt être eux aussi connectés au réseau. Ce lien entre les objets quotidiens et l’Internet devrait permettre de créer de nouvelles générations de services dans le domaine de la traçabilité, de la sécurité sanitaire ou encore du développement durable. Ainsi, la distribution de l’ensemble des biens et des marchandises pourrait progressivement être liée à l’identification des objets via l’ONS.

Ce mouvement pourrait aussi être accéléré par le remplacement progressif des codes-barres par des puces communicantes sans fil (RFID). Les informations relatives à chacun de ces objets (origine, lieu de production, contrôles sanitaires ou techniques, etc.) seront alors enregistrées sur Internet et non pas sur l’objet lui-même et pourraient ainsi devenir traçables en temps réel sur Internet.

Inspiré du DNS, l’ONS a pour fonction de permettre le nommage des objets. Il restait à déterminer si l’ONS reproduirait le modèle à racine unique (onsepc.com) administrée exclusivement par VeriSign, ou s’il évoluerait vers un modèle à racines multiples et fédérées, gérées par des entités souveraines qui coopèrent pour rendre collectivement un service interopérable au niveau mondial comme c’est par exemple le cas pour les identifiants de numéros téléphoniques. Cette technologie devrait aussi avoir pour avantage de permettre la gestion «locale» de l’ensemble des données (personnelles ou industrielles) liées aux objets porteurs de puces RFID.

GS1 et l’Afnic ont ainsi noué un partenariat en 2008 pour concevoir les bases de ce modèle alternatif, fédéré. Le partenariat entre GS1 France et l’Afnic s’est élargi à plusieurs acteurs majeurs de la recherche académique et industrielle pour constituer un consortium français composé de laboratoires de recherche : INRIA UPMC, GREYC et Orange Labs. Ce consortium a dirigé entre 2009 et 2012, le projet WINGS, soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et la Délégation aux usages de l’Internet (DUI) 

« Avec la publication du standard, GS1 France et l’Afnic souhaitent poursuivre leurs efforts pour accompagner l’écosystème de l’Internet des objets dans l’adoption de l’ONS. Il participe à l’émergence d’une nouvelle génération de services destinés aux consommateurs et aux entreprises : identifier l’origine et la nature des produits, traçabilité des objets en temps réel, lutte contre la contrefaçon, ou l’organisation du rappel de produits… » (Source : AFNIC).

 

Voir aussi :

Développer l’Internet des Objets avec des étiquettes RFID à coût réduit

Un réseau «Ultra bas débit» et économique pour connecter les objets

Vers des objets connectés autonomes en énergie

De nouveaux identifiants uniques pour les objets mobiles connectés


Consultation européenne sur les enjeux industriels et politiques de l’Internet des Objets