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Quelles technologies pour les voitures connectées et les véhicules autonomes en France ?

<p>Quelles technologies</p>
<p>pour la voiture connectée</p>
<p>et les véhicules autonomes</p>
<p>en France ?</p>
<p> </p>

 

Alors que l’industrie automobile dans le monde et en France amorçait leur transition vers la voiture connectée, le lancement de la Google Car a donné une brusque accélération au développement des technologies liées à la voiture autonome. Les « Véhicules à Pilotage Automatique » font l’objet de l’un des 34 Plans industriels mis en place en septembre 2013. « L’ambition de ce programme est de faire de l’industrie automobile française une des pionnières dans l’automatisation des véhicules en levant notamment les obstacles réglementaires à son développement ».

Dans le cadre de ce plan, le ministère des Transports, les sociétés d'autoroute et les Directions des routes devraient tester dès 2015 des voitures communicantes, en situation réelle. Plus de 3 000 voitures connectées seront testées sur 2 000 kilomètres de routes d'ici à 2016 pour évaluer différents systèmes de "véhicules intelligents". Elles pourront signaler des incidents ou en être alertées en communiquant par réseau mobile et bornes wifi. Mais aussi être suivies par les gestionnaires du réseau routier. Le calendrier prévoit le développement des applications en 2014, l’installation des équipements dans les véhicules et le long des routes et les premiers tests en 2015. Doté d'un budget de 20 millions d'euros, ce projet sera financé par l'État et les collectivités territoriales. 

Renault : de la voiture connectée à la conduite “déléguée”

Renault travaille depuis plusieurs années à l’intégration des technologies de communication embarquée (In Vehicle Infotainment ou IVI) en vue de proposer des services d’aide à la navigation, de prévision du trafic ou encore de services d’informations et audiovisuels. Ces nouveaux services pourraient bientôt devenir cruciaux lors de la décision d’achat d’un véhicule. Renault a ainsi travaillé avec la société néerlandaise TomTom pour concevoir R-Link un écran tactile de 7 pouces (19 cm). La tablette R-Link a été généralisée à presque toute la gamme, après avoir été introduite sur la Clio 4 et la Zoé. Plusieurs modalités d’interactions sont proposées : l’écran tactile, une commande au volant et un système de reconnaissance vocale. La tablette tactile propose une cinquantaine d’applications via un écran tactile et connecté en 3G.

Ces applications se divisent en 6 familles :

  • navigation (GPS, guidage, cartes routières, info trafic, alertes de zones à risque…)
  • multimédia (radio, musiques MP3, photos et vidéos)
  • téléphonie (connexion Bluetooth, gestion des appels, des contacts…),
  • Véhicule (gestion de certains équipements comme la caméra de recul, l’ordinateur de bord avec les données d’économie d’énergie, consommation de carburant…),
  • Service (assistance, Météo), réglage des paramètres d’affichage (langue, date et heure). 

Les applications conçues pour le système R-Link sont téléchargeables depuis le véhicule, oui depuis un magasin d’applications en ligne. Plusieurs de ces applications sont spécifiquement destinées aux véhicules électriques. Elles permettront de contrôler le niveau de charge de la batterie ainsi que de mettre en place un système d'assurance au kilomètre (pay-as-you-drive)

Le groupe Renault a présenté récemment un concept de voiture connectée, destiné au marché indien. Le Kwid disposerait d’un drone, dirigé via une tablette digitale sur le tableau de bord : ce « compagnon volant » survole la voiture pour indiquer au conducteur des renseignements sur la route, le trafic, prendre des photos du paysage (Vidéo).

Renault a dévoilé, en janvier 2014, avec la Next Two, son approche de la voiture autonome. Il s'agit d'une Zoé équipée d’un dispositif associant capteurs et de logiciels lui permettant de rouler de façon autonome dans certaines phases de conduite. C'est la réplique à la Toyota Leaf 2020 qui roule actuellement au Japon. Conçu en partenariat avec l'équipement Visteon, ce démonstrateur technologique, fonctionne d'ores et déjà sur la route. Dans le domaine de l’automatisation de la conduite,

Renault a identifié deux situations spécifiques dites de « délégation de conduite » (anticipant ce que pourrait être la future réglementation dans ce domaine) : l’assistance dans les embouteillages et le « Voiturier Automatique ». Pour l’assistance dans les embouteillages, le véhicule doit se trouver sur une route « protégée » de type voie rapide sans piéton ni cycliste, en situation d’embouteillage dont la vitesse n'excède pas 30 km/h, sans changement de file. La durée de délégation ne peut être inférieure à cinq minutes. En mode « Voiturier Automatique », la Next Two est capable de se garer toute seule ou de venir chercher son conducteur au pied du bureau ou à son domicile. Cette fonction est commandée par le smartphone via une application dédiée.

La délégation de conduite, s’appuie notamment sur les équipements ADAS (Advanced Driver Assistance Systems) qui seront commercialisés à partir de 2014. Le système repose sur deux capteurs principaux qui permettent d'analyser l'environnement du véhicule : un radar placé sur le bouclier avant et une caméra située au niveau du pied du rétroviseur central. Le premier mesure les distances avec les autres véhicules. La seconde se repère avec les marquages au sol et aide le véhicule à se placer dans la file. Le système est complété par un système de détection par ultrasons autour du véhicule (Voir : Renault : de la voiture connectée à la "conduite déléguée”).


PSA : partenariats et innovation ouverte autour de la voiture connectée

Peugeot avait dévoilé en 2013 un bouquet d’applications utilisables sur l’écran tactile qui équipe la 208. Alors que la plupart des constructeurs ont opté pour la connexion au réseau via une puce 3G/4G intégrée au tableau de bord ou via la connectivité du smartphone, Peugeot a opté pour une clé 3G en forme de clé de voiture. 10 applications étaient alors disponibles : plan d'entretien du véhicule, le trafic routier, l’accès aux stations-service, les parkings, Guide Michelin, sites touristiques, Météo et Pages Jaunes. 

En septembre 2013, le groupe PSA s’est doté d’une entité dédiée, baptisée Smart Car, entièrement dédiée a la conception et a mise en œuvre des équipements et des services connectés. Le groupe PSA est membre, avec de nombreux autres constructeurs (dont Renault) de l’Alliance Genivi qui met au point une architecture logicielle (middleware) basée sur des solutions open source pour standardiser l’intégration des appareils électroniques (smartphones, GPS, radio, lecteurs mp3) à bord des véhicules. Il est aussi membre du Car Connectivity Consortium (aux côtes de GM, Honda, Kia, Hyundai, Mercedes, Toyota, VW), qui a mis au point MirrorLink, une technologie qui permet de connecter un smartphone au véhicule pour échanger des données audio et vidéo. Le smartphone, intégré à l'électronique de bord, peut alors être contrôlé par les boutons et les écrans de la voiture. Peugeot et Citroën (PSA) ont ainsi présenté au salon de Genève, fin février, deux modèles équipés du système MirrorLink. (Source : Usine digitale).

Alors que Ferrari, Volvo et Mercedes ont été les premières marques à annoncer l’intégration du système Carplay (conçu par Apple) dans leurs véhicules, PSA figure parmi les constructeurs (avec BMW, Ford, General Motors, Honda, Hyundai, Jaguar Land Rover, Kia Motors, Mitsubishi, Nissan, Subaru, Suzuki et Toyota) qui envisagent de le faire prochainement. Carplay permet aux écrans tactiles intégrés au tableau de bord d’afficher une version réduite du système d’exploitation iOS, ainsi que des applications sélectionnées par Apple.

Pour ses développements futurs, le groupe devrait s’appuyer sur la plate-forme logicielle Qeo, conçue par Technicolor, pour développer les services liés à la voiture connectée. Il a confié à l’équipementier Magneti Marelli (filiale de Fiat) la conception du logiciel pour le système multimedia et de navigation (In Vehicle Infotainment, IVI). Pour la commande vocale, le constructeur a opté pour la technologie de la société Nuance. Le groupe PSA collabore aussi avec des startups et des universités dans une démarche d’innovation ouverte. Il travaille ainsi avec la société Oledcomm pour proposer un accès Internet à bord des voitures, en passant par la lumière des plafonniers (dotés de diode électroluminescente, LED) en utilisant technologie LiFi (Light Fidelity) Cette technologie transmet les données via la lumière. L’allumage des plafonniers permettrait au passager avant de se connecter au réseau et de partager des données avec les autres passagers à l’arrière, s’ils allument eux aussi les plafonniers. PSA prépare, enfin, la transition vers la voiture autonome, et notamment, la première étape de cette transition : l’assistance dans les embouteillages (Traffic Jam Assist). (Voir dossier PSA : partenariats et innovation ouverte autour de la voiture connectée)
 

Navia, une navette électrique autopilotée

Induct, une jeune entreprise française spécialisée dans la robotique automobile et les systèmes embarqués, a mis au point un véhicule électrique robotisé, sans chauffeur. Baptisé Navia, cette navette, qui peut accueillir jusqu’à 8 personnes et se déplacer à une vitesse maximale de 20 km/h. Adapté à de courts trajets urbains, Navia cible donc les campus universitaires, les aéroports, les parkings, les parcs à thèmes et les centres commerciaux. Navia utilise une solution de cartographie et localisation simultanées (SLAM) et intègre à bord un écran tactile. Le véhicule de 700 kg est équipé de lasers et capteurs embarqués pour mesurer la distance et éviter les obstacles. Navia peut être pré-programmé avant d’effectuer un parcours ou contacté via un smartphone. Ses batteries lithium polymère se rechargent par induction électromagnétique, sans câble ou intervention humaine.

Le véhicule autonome Link&Go

La société Akka Technologies a conçu un concept-car de véhicule électrique autonome destiné à circuler dans les grandes agglomérations. Baptisé Link&Go, ce véhicule est autonome aussi bien dans sa conduite que dans sa gestion du service : si elle est inoccupée, elle se rend automatiquement dans les zones en demande, en station de recharge, vers une station de lavage. Link&Go est équipée de capteurs laser et de caméras capables d’analyser l’environnement du véhicule sur 360°. Elle communique aux alentours via des systèmes lumineux donnant des informations sur le véhicule et l’environnement (destination, trajet à venir, disponibilité du véhicule…). L’algorithme de conduite repose sur les travaux de l’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique). (Source : Industrie et Technologies).

Parrot : du kit mains libres au système de connectivité

Parrot est l’un des premiers fournisseurs mondiaux de kits mains-libres pour téléphones mobiles, avec plus de 6 millions de véhicules équipés en 2013. La société a conçu en 2011 l’Asteroid, un autoradio connectable à l’Internet par une clé 3G. Ce système basé sur le système d’exploitation Android intègre un GPS : en y insérant une clé 3G, il donne accès à des services web. L'Asteroid permet aussi d'écouter la radio, la musique stockée sur un baladeur et d'utiliser son téléphone avec la fonction mains libres. Parrot a ouvert en 2012 une boutique d’applications, l’Asteroid Market, dédiées aux automobiles connectées.

En mai 2014, Parrot a développé, avec le constructeur suédois Volvo, le boîtier Sensus Connected Touch. Celui-ci embarque un logiciel de reconnaissance vocale qui permet au conducteur de rester concentré sur la route tout en commandant à la voix les fonctions principales de l'autoradio.
 

Sept PME technologiques pour la conduite automatisée

Le pôle de compétitivité Mov'eo a constitué un groupement de PME spécialisées dans les technologies d’assistance à la conduite (Advanced Driver Assistance Systems, ADAS). Selon Moveo, ces sept PME françaises regroupent les diverses compétences et technologies nécessaires aux constructeurs et équipementiers automobiles :

  • ADACCESS est spécialisée dans l'instrumentation embarquée, l'intégration véhicule et la mise en œuvre de bancs de tests spécifiques d'expertises électroniques et mécaniques.
  • Civitec fournit des solutions logicielles pour modéliser et simuler le comportement des systèmes de perception dans les dispositifs d’aide à la conduite (ADAS) ou les systèmes de surveillance et de sécurité.
  • GlobalSensing Technologies conçoit des systèmes embarqués d’intelligence artificielle, appliquant la prise de décision directement à l’arrière du capteur (caméra, microphone, capteur de vibration…).
  • FH Electronics conçoit depuis plus de 15 ans des solutions électroniques complètes de contrôle des moteurs pour véhicules thermiques, électriques et hybrides.
  • Intempora édite le logiciel RTMaps, environnement de développement rapide et modulaire d’applications temps-réel multi-capteurs.
  • Nexyad fournit des briques logicielles pour les ADAS (détection de piétons, détection d’obstacles, suivi automatique de route, mesures de visibilité, estimation du risque de sortie de route).
  • OptoPartner édite des logiciels spécialisés dans l'intelligence embarquée, le traitement du signal et des images, la modélisation et simulation numériques, l’industrialisation logicielle (Source : Moveo).

De leur côté, les sociétés Valeo et Safran ont signé un accord de partenariat de recherche sur l’assistance au pilotage et le véhicule autonome. Ce programme de recherche commun s’articulera dans un premier temps, autour de 4 grands domaines : suivi de la vigilance du conducteur, vision à 360° autour des véhicules, vision dans des conditions météorologiques extrêmes et « robotisation » pour rendre les véhicules plus autonomes. 

Une chaire de recherche…

L’université Pierre et Marie Curie (UPMC), la société de services en informatique Atos et le constructeur Renault se sont associés pour créer la chaire « smart & connected mobility, la voiture connectée ». Cette chaire, créée pour 5 ans est financée à hauteur de 1,5 million d’euros, devrait soutenir la réalisation de projets de recherche internationaux liés aux voitures connectées et aux services mobiles associés. 


… et une fondation partenariale

L’Institut VeDeCoM (Véhicule Décarboné Communiquant et sa Mobilité) a aussi été lancé en janvier 2014. Il associe des industriels de l’automobile et du numérique et se consacrera aux enjeux des véhicules autonomes : communications sécurisées et coopératives, robustesse des architectures systèmes mais aussi acceptabilité de ces nouveaux véhicules par les conducteurs et les usagers et adaptation du réglementaire. Cette structure comprend 10 membres fondateurs (dont PSA Peugeot-Citroën, Renault, Safran, Valeo) et 35 autres partenaires, parmi lesquels figurent Atos, CEA, INRIA, Nexyad, ParisTech et Transdev (SourceAuto-Innovations).

Et un site de test « grandeur nature » pour les voitures connectées

Dans le cadre du projet Car2Road, un site dédié aux tests des voitures connectées a été créé à Lure (en Haute-Saône). Ce site utilise les infrastructures d'un ancien aéroport permet de simuler un parcours autoroutier et une route interurbaine. Un espace dédié permettra à terme de reproduire la complexité du trafic urbain. Le projet Card2road associe le pôle de compétitivité « Véhicule du Futur » et 10 entreprises, dont Orange, Eurovia, Telemotive et les autoroutes APRR (Source: Voiture du futur). 

 

Voir aussi :

PSA : partenariats et innovation ouverte autour de la voiture connectée

Un standard européen pour la voiture connectée

Quelles connexions pour les automobiles connectées ?

Renault : de la voiture connectée à la "conduite déléguée”

Les règles de sécurité automobile favorisent le développement des voitures connectées

France : Expérimentation des transports intelligents et des voitures connectées en 2015

Nouvelles formes de connexion entre mobiles et… automobiles

Automobile connectée : les constructeurs s’implantent dans la Silicon Valley

Vers des pneus communicants

Un incubateur en Île-de-France pour la mobilité connectée

Concours d’applications autour des voitures connectées

Automobiles connectées : vers la généralisation des commandes vocales

Automobiles et technologies «open hardware»

Bouquets d’applications et terminaux tactiles intégrés aux automobiles Peugeot et Renault

Autoradio et services mobiles dans les voitures

Partenariat Parrot-Volvo dans l’automobile connectée